document ancien sur doukkala
25 Mai 2009 , Rédigé par saladin Publié dans #A telecharger :documents
LA RÉGION DES DOUKKALA
Au Sud du 37e parallèle, s'étale, en bordure de l'Atlantique, une des plus riches provinces du Maroc occidental, celle des Doukkala. Elle s'étendait autrefois de l'Oued Oum er Rbia à l'Oued Tensift et se terminait, d'après Léon l'Africain *, vers le Sud, au « fleuve d'Habid ». C'est d'ailleurs cette délimitation qui est aussi donnée par lbn Khal-doun dans son histoire des Berbères : « Dokkala, dit-il, est le nom d'une tribu qui occupe le territoire qui s'étend depuis le pied septentrional de la montagne qui avoisine Maroc (Marrakech) jusqu'à l'Océan. C'est là où se trouve le Ribat d'Asfi (Safi), poste fortifié qui porte aussi le nom des Béni Maguer, famille Dokkalienne » 2. Pour Marmol, l'Oued Tensift séparait, au Sud, les Doukkala de la province des Haha, tandis que, au Nord, la rive droite de l'Oum er Rbia servait de limite à la province de Tamesna, qui faisait partie du royaume de Fès et finissait à l'Oued bou Regreg. Quant aux limites orientales des Doukkala, Léon l'Africain les fixe à la montagne sainte du Djebel Lakhdar, alors boisé de chênes, de pins et d'azerolier aux fruits rouges*.
Après avoir appartenu quelque temps aux rois de Fès, la « Du-quelle », comme on disait à cette époque, relevait en dernier lieu du royaume de Marrakech. Sa réputation de richesse est attestée par tous les écrivains. « En cette partie il y a peu de boys et sont plus grasses et fertiles les plaines qui sont entre le Mont Atlas et la mer Océane, comme est la région de Maroc, la province Ducale », dit Léon l'Africain4. « Les Duccala sont réputés très fertiles et gras et sont distribués en trois parties : Xerquie, Dabide, Garobie », constate Jerosme Osorius5.
L'accord entre les auteurs cesse, par contre, dès qu'il s'agit de se prononcer sur l'origine des Doukkali. Sont-ce des Berbères de la grande tribu des Masmouda qui s'étendait depuis le pays Haha, dans le Sud, jusqu'aux rives du Sebou, au Nord ; ou bien nejaut-il voir en eux que des descendants des Sanhadjiens?IbnKhaldoun semble avoir lui-môme hésité à cet égard, et, de nos jours, la question ne parait
i> Léon l'Africain, Description de l'Afrique, Édition Schbkb», t. I, p. 235.
2. Ibn Khaldoon, Histoire des Berbères, t. il, p. 274, cité par Schkfbr.
3. Léon l'Africain, t. I, p. 236.
4. Id>, t. I, p. 93.
5. Jbrosmb Osorius, Histoire de Portugal, traduite par Simon Goulard Senlisien> Paris, 1587» f* 260.
lasuite au : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/geo_0003-4010_1920_num_29_158_9179#link
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