Bibliographie d’El Jadida ET des juifs du maroc
Le judaïsme marocain bouge une fois de plus, sa mémoire se reconstruit… !
Je recommande la lecture du sérieux magazine marocain « LeJournal Hebdo » N° 333 et l’ouvrir aux pp. 56-57 pour découvrir une double page de Aïda Semlali sur « Mémoire Perdue », l’ouvrage Maroc : Deux passions, une Mémoire
Justement à ce sujet, j’ai pris un café ce jour au Café de la paix à la Place de l’Opéra avec Khalid, el aziz pour collaborer sur un projet de création d’un nouveau Centre d’Art et de Culture à Marrakech qui inclura un Musée privé
Bises
Arrik
[www.telquel-online.com]
28 01 2008
Beaux livres. Mémoire à deux voix
Deux amateurs d’art confrontent leurs collections dans Maroc : Deux passions et une mémoire. Chaque objet présenté exalte les souvenirs de la vie imbriquée des musulmans et juifs du Maroc. Sélection de quelques madeleines de Proust.
Plus qu’un beau livre, l’ouvrage récemment publié par Malika Editions est un dialogue sur le passé commun des communautés musulmane et juive du Maroc. Dans un tête-à-tête singulier, Paul Dahan et Khalid El Gharib, tous deux collectionneurs de pièces d’artisanat marocain, échangent leurs souvenirs par l’intermédiaire d’objets de la vie quotidienne. Pour l’un comme pour l’autre, ce sont des pans de mémoire partagés entre Marocains de confessions musulmane et juive. Tous deux ont décelé une âme dans un caftan, un bijou ou une cruche à huile. Une âme commune aux deux communautés, se cristallisant dans ces petites choses prosaïques où l’art et les traditions des deux religions s’interpénétraient, s’imprégnant mutuellement du symbolisme de l’autre. C’est tout le propos du livre : ressusciter une mémoire que partage Paul Dahan et Khalid El Gharib, tous deux amateurs de “témoins du quotidien”, devenus amis par amour pour ces réminiscences du passé. Paul a quitté Fès en 1968, effaçant ses souvenirs marocains. “Une amnésie volontaire”, confie-t-il. Devenu psychanalyste en Belgique, il a recollé petit à petit les morceaux du puzzle.
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Une si longue présence
Comment le monde arabe a perdu ses juifs
de Nathan Weinstock
Résumé du livre
On n'en parle jamais : des 900.000 juifs qui vivaient dans la monde arabe en 1948, il en reste 4.500. A peine un demi pour cent. Exode d'une ampleur sans précédent dont l'auteur raconte l'histoire si peu connue. Le présent essai retrace pays par pays le parcours des communautés juives du monde arabe, prises en tenaille entre le statut d'infériorité qui leur était assigné par l'Islam et la promesse d'émancipation dont paraissait chargé l'Occident. Trajectoire qui a débouché dans chacun des Etats considérés sur un constat de faillite d'autant plus navrant que des militants juifs se trouvaient fréquemment aux avant-postes de la lutte pour l'émancipation nationale et sociale. Echec douloureux qui reflète une faille préoccupante du monde arabe : l'incapacité à affronter l'altérité.
Publication : 3/1/08
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Diglossie, hybridation et diversité intra-linguistique.
Études socio-pragmatiques sur les langues juives,
le judéo-arabe et le judéo-berbère.
par Joseph Chetrit
Sommaire :
L'ouvrage tente de circonscrire les spécificités linguistiques, sociolinguistiques et pragmatiques des langues juives en centrant la réflexion sur la gestion des différentes manifestations de la diglossie juive traditionnelle avec ses retombées dans les langues juives locales sous la forme notamment de l'intégration d'une importante composante hébraïco-araméenne. En dehors des structures lexicales, syntaxiques, discursives et textuelles hybrides qui en proviennent, sont étudiées aussi les interférences d'autres langues locales ou d'autres langues de prestige, qui accentuent cette hybridation fondamentale des langues juives. Mais loin que ces phénomènes de contact, d'interférences et d'hybridation aient formé des langues juives homogènes, c'est plutôt une hétérogénéité tant diachronique que synchronique qui en résulte et qui a marqué dès l'origine les matrices souches et les matrices de base, lesquelles ont servi à la formation des différentes langues juives et de leurs variétés dialectales et sociolectales. Sont notamment examinés les mécanismes et les stratégies du discours des femmes judéo-arabophones et leur énonciation formulaire ou proverbiale. A travers les différentes études qui sont proposées, ce sont de même les supports quotidiens de la culture juive communautaire et ses rapports souvent étroits et ambivalents avec la culture non-juive environnante qui sont analysés, et plus particulièrement en ce qui concerne le judéo-arabe et les langues secrètes qui y ont été forgées en Afrique du Nord ainsi que le judéo-berbère au Maroc.
Joseph Chetrit, Université de Haifa,
Faculté de Lettres et des Sciences Humaines de l’Université de Haïfa.
Pour voir la liste de ses publications, suivre le lien [research.haifa.ac.il]
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Les Juifs d'Afrique du Nord sous Vichy
par Michel Abitbol

RESUME :
Annexe coloniale de l'État français, l'Afrique du Nord vécut jusqu'au débarquement allié du 8 novembre 1942 à l'heure de Vichy.
La législation qui fut appliquée à ses 400 000 habitants juifs était de même portée que celle mise en œuvre dans la zone non occupée en France. Mais loin des regards et interventions - réelles ou imaginaires - d'Abetz, d'Oberg et de Dannecker, la politique antisémite qui fut exercée à l'encontre des Juifs du Maroc, d'Algérie et de Tunisie fut totalement et exclusivement française. Orchestrée par le commissariat général aux questions juives, elle fut exécutée par l'administration française des trois territoires qui était peuplée d'excellents serviteurs de l'État parmi lesquels le nombre des républicains de raison et des anti-allemands de cœur dépassait largement celui des collaborateurs attitrés et des arrivistes corrompus ou sans scrupules.
Cette étude se veut une contribution à l'histoire des " marges " de l'univers de la Shoah qui, pour des raisons fort compréhensibles, a été plutôt négligée par les spécialistes de la Deuxième Guerre mondiale. Au-delà de l'analyse des faits et gestes du régime de Vichy en Afrique du Nord, elle relate également les événements survenus en Tunisie au lendemain de l'invasion allemande ainsi que les divers aspects de la difficile campagne, déclenchée en Algérie et aux États-Unis au lendemain du débarquement allié du 8 novembre 1942, pour l'abolition des lois raciales et le rétablissement des Juifs nord-africains dans tous leurs droits.
Paru le 20/3/08 - Editeur RIVENEUVE
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"La Méditerranée des Juifs"
Exodes et enracinements
sous la direction de
Paul Balta, Catherine Dana et Regine Dhoquois-Cohen

(L'Harmattan, Collection cahiers de Confluences, Novembre 2003)
Nous nous habituons petit à petit aux replis identitaires, à la frilosité des États-nations, aux conflits inter-ethniques, aux racismes récurrents, aux refus, par certains de ces mêmes États-nations, des communautés sans territoires. Sans nous bercer d’illusions, en nous appuyant sur l’histoire, nous avons voulu faire revivre ici près de quatre millénaires de coexistence, autour de la Méditerranée, entre les Juifs et bien d’autres peuples, dont les Arabes et les Berbères convertis à l’Islam à partir du 7e siècle de notre ère. Cette longue épopée n’échappe pas à la grande Histoire : elle est faite de conflits, de guerres, de départs sans retours, mais aussi de fulgurances intellectuelles, musicales, poétiques, de voisinages quotidiens, de mélanges enrichissants.
Près de trente auteurs, historiens, littéraires ou simples acteurs d’exils douloureux, parfois amers mais jamais haineux, témoignent des riches heures, des diasporas, des allers-retours fantasmatiques des communautés juives des six rives de la Méditerranée, de l’Égypte au Maghreb, des Balkans à l’Italie, de l’Espagne à l’Empire Ottoman et à Israël. Au delà de l’Histoire et des histoires de chacun, les auteurs de ce livre espèrent en secret (ou contre tout réalisme ?) qu’un jour, «Cosmopolis», la Cité universelle imaginée par les Stoïciens, ne sera plus une utopie
Ont participé à cet ouvrage : Michel Abitbol, Nicole Abravanel, Paul Balta, Esther Benbassa, Ottavio Celestino, Joseph Chetrit, René Isaac Chiche, Elio Cohen-Boulakia, Catherine Dana, Annie Dayan-Rosenman, Régine Dhoquois-Cohen, Shlomo Elbaz, Cristina Galasso, Alessandro Guetta, Simon Lévy, Joseph Meleze, Edgar Morin, Alec Nacamuli, David Ohana, Daniel Schroeter, Claude Sitbon, Benjamin Stora, Jacques Taieb, Gilles Veinstein, Ilios Yannakakis.
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LES JUIFS DU MAROC A TRAVERS LE MONDE
Emigration et Identite retrouvee
par Robert Assaraf

Alors qu’elle comptait près de 300 000 membres au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive du Maroc est réduite aujourd’hui à 3 000 individus. Ce qui ne signifie pas pour autant la disparition du judaïsme marocain dont se réclament environ un million de personnes dans le monde, installées pour la plupart en Israël et qui continuent à maintenir intactes leurs traditions culturelles et cultuelles.
C’est à la formidable saga de ces originaires du Maroc que ce livre est consacré. Il retrace les circonstances dans lesquelles se déroula le grand exode des Juifs du Maroc et les conditions de leur installation en Israël, où ils jouent désormais un rôle déterminant dans la vie politique du pays.
L’ouvrage évoque également l’installation de plusieurs milliers de Juifs marocains en France, en Espagne, en Grande-Bretagne, au Canada, aux États‑Unis et en Amérique latine, notamment au Venezuela et au Brésil, où ils ont recréé des institutions spécifiques tout en s’insérant avec succès dans la société environnante.
Loin d’être un attachement nostalgique au passé, ce phénomène atteste l’extraordinaire renouveau du judaïsme marocain et sa volonté de préserver, partout où vivent des originaires du Maroc, ses traditions religieuses, culturelles, musicales, culinaires ou socio - familiales.
Cet ouvrage Juifs du Maroc à travers le monde. Émigration et Identité retrouvée constitue un outil utile pour comprendre l’ouverture d’une nouvelle et prestigieuse page de l’histoire multiséculaire du judaïsme marocain.
Né en 1936 à Rabat, Robert Assaraf a occupé d’importantes fonctions publiques et privées au Maroc. Auteur de plusieurs ouvrages, dont Mohammed V et les Juifs (1997) et Une certaine Histoire des Juifs du Maroc, (2005), il a fondé en 1996 le Centre international de recherche sur les Juifs du Maroc. Au nombre des fondateurs de l’Union mondiale du judaïsme marocain, il est aussi le président du Comité de coordination des associations d’originaires du Maroc. Très actif dans le monde des médias, il a été vice-président de Marianne et il est président de Radio Shalom.
Couverture : David Soussana, 2008, Patio du Centre mondial du judaïsme nord-africain de Jérusalem, offert par Robert et Michèle Assaraf.
Les Editions Suger/Suger Press 2008 Université de Paris VIII - Imprimé en France
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"RUE DES SYNAGOGUES"
par Armand Abecassis
Editions Robert Laffont

Ecoutez en direct Armand Abecassis raconter ce qu'etait cette vie communautaire du Mellah de Casablanca. Passionnant !
[www.radiorcj.info]
Comme Jean-Paul Sartre dans Les Mots, Armand Abécassis fait le pari de raconter son itinéraire de gamin des rues, simple et travailleur, épris de justice et d’amour. On le voit à Casablanca, rue des Synagogues, à l’époque du protectorat français. On le suit de maison en maison, au gré de ses rencontres avec ses voisins et ses copains ; parmi eux, Bob, le projectionniste, Mohammed, l’ami musulman ou rabbi Éléazar, le maître taldumique, mais aussi, bien sûr, ses parents.
Au travers d’évocations chaleureuses, c’est tout un univers qui remonte, où il est question du Maroc au sortir de la Seconde Guerre mondiale, d’une rue où se trouvent dix synagogues, d’enfants juifs et musulmans qui vivent, rient et pleurent ensemble – les uns avec les autres souvent, les uns contre les autres parfois. Rien ne nous est caché des conditions de vie de la communauté juive, prise entre peur des musulmans, fraternité avec eux, mais aussi rejet de la part des métropolitains et désir de leur ressembler et, plus que tout, volonté de se forger une identité à plusieurs voix – juive, marocaine et française. Au fil des pages, on suit les étapes de son éducation, on découvre ce qui fonde la tradition juive, le sens de sa transmission, ce qui la sous-tend en vérité : une exigence de justice, d’amour et d’espérance – cette espérance que le maître d’aujourd’hui a reçu de l’enfant qu’il fut et qu’il continue à abriter, cet enfant qui le guide.
Parution recente Novembre 2008
Armand Abécassis, philosophe, exégète du judaïsme, promoteur du dialogue interreligieux avec les chrétiens, est l'auteur notamment de La Pensée juive (Le Livre de poche, 4 tomes), de Puits de guerre, sources de paix: affrontements monothéistes (Le Seuil) et, récemment aux Editions Robert Laffont, avec sa fille Eilette Abécassis, du Livre des passeurs.
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Oujda, une ville frontière du Maroc (1907-1956) :
Musulmans, juifs et chrétiens en milieu colonial
de Yvette Katan
Cet ouvrage est moins une monographie urbaine qu'une étude des interrelations entre les groupes ethno-confessionnels musulmans, juifs, chrétiens et des fractures opérées à l'intérieur de ces groupes par l'attribution plus ou moins complète de la citoyenneté française. La non-intégration dans la cité française, une politique scolaire concomitante ségrégative (étudiée ici très précisément) ne furent-elles pas un facteur accélérateur du nationalisme marocain et pour les juifs rejetés aussi de la communauté marocaine, de l'adhésion au sionisme ?
A l'évidence en effet, la disparition presque complète des juifs dans cette ville comme ailleurs au Maroc pose le problème de leur intégration dans un pays qu'ils aimaient, dont ils gardent la nostalgie et où leurs ancêtres étaient installés depuis des millénaires.
Editeur : Editions L'Harmattan (3 mai 2000)
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MICHEL ABITBOL
Les commerçants du Roi: Tujjār Al-Sulṭān.
Une élite économique judéo-marocaine au XIXe siècle ;
lettres du Makhzen, traduites et annotées, 1998 par Michel Abitbol
Maisonneuve & Larose, 1998

Il s'agit d'un livre numerique place par Google sur le Net et pour le lire, voici le lien.
[books.google.com]
On y trouve notamment, les lettres de la famille CORCOS, qui se trouvent archivees a Jerusalem et traduites de l'Arabe par Michel Abitbol.
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source : http://www.darnna.com/phorum/read.php?18,16072,page=5
Je recommande la lecture du sérieux magazine marocain « LeJournal Hebdo » N° 333 et l’ouvrir aux pp. 56-57 pour découvrir une double page de Aïda Semlali sur « Mémoire Perdue », l’ouvrage Maroc : Deux passions, une Mémoire
Justement à ce sujet, j’ai pris un café ce jour au Café de la paix à la Place de l’Opéra avec Khalid, el aziz pour collaborer sur un projet de création d’un nouveau Centre d’Art et de Culture à Marrakech qui inclura un Musée privé
Bises
Arrik
[www.telquel-online.com]
28 01 2008
Beaux livres. Mémoire à deux voix
Deux amateurs d’art confrontent leurs collections dans Maroc : Deux passions et une mémoire. Chaque objet présenté exalte les souvenirs de la vie imbriquée des musulmans et juifs du Maroc. Sélection de quelques madeleines de Proust.
Plus qu’un beau livre, l’ouvrage récemment publié par Malika Editions est un dialogue sur le passé commun des communautés musulmane et juive du Maroc. Dans un tête-à-tête singulier, Paul Dahan et Khalid El Gharib, tous deux collectionneurs de pièces d’artisanat marocain, échangent leurs souvenirs par l’intermédiaire d’objets de la vie quotidienne. Pour l’un comme pour l’autre, ce sont des pans de mémoire partagés entre Marocains de confessions musulmane et juive. Tous deux ont décelé une âme dans un caftan, un bijou ou une cruche à huile. Une âme commune aux deux communautés, se cristallisant dans ces petites choses prosaïques où l’art et les traditions des deux religions s’interpénétraient, s’imprégnant mutuellement du symbolisme de l’autre. C’est tout le propos du livre : ressusciter une mémoire que partage Paul Dahan et Khalid El Gharib, tous deux amateurs de “témoins du quotidien”, devenus amis par amour pour ces réminiscences du passé. Paul a quitté Fès en 1968, effaçant ses souvenirs marocains. “Une amnésie volontaire”, confie-t-il. Devenu psychanalyste en Belgique, il a recollé petit à petit les morceaux du puzzle.
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Comment le monde arabe a perdu ses juifs
Résumé du livre
On n'en parle jamais : des 900.000 juifs qui vivaient dans la monde arabe en 1948, il en reste 4.500. A peine un demi pour cent. Exode d'une ampleur sans précédent dont l'auteur raconte l'histoire si peu connue. Le présent essai retrace pays par pays le parcours des communautés juives du monde arabe, prises en tenaille entre le statut d'infériorité qui leur était assigné par l'Islam et la promesse d'émancipation dont paraissait chargé l'Occident. Trajectoire qui a débouché dans chacun des Etats considérés sur un constat de faillite d'autant plus navrant que des militants juifs se trouvaient fréquemment aux avant-postes de la lutte pour l'émancipation nationale et sociale. Echec douloureux qui reflète une faille préoccupante du monde arabe : l'incapacité à affronter l'altérité.
Publication : 3/1/08
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Études socio-pragmatiques sur les langues juives,
le judéo-arabe et le judéo-berbère.
par Joseph Chetrit
Sommaire :
L'ouvrage tente de circonscrire les spécificités linguistiques, sociolinguistiques et pragmatiques des langues juives en centrant la réflexion sur la gestion des différentes manifestations de la diglossie juive traditionnelle avec ses retombées dans les langues juives locales sous la forme notamment de l'intégration d'une importante composante hébraïco-araméenne. En dehors des structures lexicales, syntaxiques, discursives et textuelles hybrides qui en proviennent, sont étudiées aussi les interférences d'autres langues locales ou d'autres langues de prestige, qui accentuent cette hybridation fondamentale des langues juives. Mais loin que ces phénomènes de contact, d'interférences et d'hybridation aient formé des langues juives homogènes, c'est plutôt une hétérogénéité tant diachronique que synchronique qui en résulte et qui a marqué dès l'origine les matrices souches et les matrices de base, lesquelles ont servi à la formation des différentes langues juives et de leurs variétés dialectales et sociolectales. Sont notamment examinés les mécanismes et les stratégies du discours des femmes judéo-arabophones et leur énonciation formulaire ou proverbiale. A travers les différentes études qui sont proposées, ce sont de même les supports quotidiens de la culture juive communautaire et ses rapports souvent étroits et ambivalents avec la culture non-juive environnante qui sont analysés, et plus particulièrement en ce qui concerne le judéo-arabe et les langues secrètes qui y ont été forgées en Afrique du Nord ainsi que le judéo-berbère au Maroc.
Joseph Chetrit, Université de Haifa,
Faculté de Lettres et des Sciences Humaines de l’Université de Haïfa.
Pour voir la liste de ses publications, suivre le lien [research.haifa.ac.il]
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par Michel Abitbol

RESUME :
Annexe coloniale de l'État français, l'Afrique du Nord vécut jusqu'au débarquement allié du 8 novembre 1942 à l'heure de Vichy.
La législation qui fut appliquée à ses 400 000 habitants juifs était de même portée que celle mise en œuvre dans la zone non occupée en France. Mais loin des regards et interventions - réelles ou imaginaires - d'Abetz, d'Oberg et de Dannecker, la politique antisémite qui fut exercée à l'encontre des Juifs du Maroc, d'Algérie et de Tunisie fut totalement et exclusivement française. Orchestrée par le commissariat général aux questions juives, elle fut exécutée par l'administration française des trois territoires qui était peuplée d'excellents serviteurs de l'État parmi lesquels le nombre des républicains de raison et des anti-allemands de cœur dépassait largement celui des collaborateurs attitrés et des arrivistes corrompus ou sans scrupules.
Cette étude se veut une contribution à l'histoire des " marges " de l'univers de la Shoah qui, pour des raisons fort compréhensibles, a été plutôt négligée par les spécialistes de la Deuxième Guerre mondiale. Au-delà de l'analyse des faits et gestes du régime de Vichy en Afrique du Nord, elle relate également les événements survenus en Tunisie au lendemain de l'invasion allemande ainsi que les divers aspects de la difficile campagne, déclenchée en Algérie et aux États-Unis au lendemain du débarquement allié du 8 novembre 1942, pour l'abolition des lois raciales et le rétablissement des Juifs nord-africains dans tous leurs droits.
Paru le 20/3/08 - Editeur RIVENEUVE
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Exodes et enracinements
sous la direction de
Paul Balta, Catherine Dana et Regine Dhoquois-Cohen

(L'Harmattan, Collection cahiers de Confluences, Novembre 2003)
Nous nous habituons petit à petit aux replis identitaires, à la frilosité des États-nations, aux conflits inter-ethniques, aux racismes récurrents, aux refus, par certains de ces mêmes États-nations, des communautés sans territoires. Sans nous bercer d’illusions, en nous appuyant sur l’histoire, nous avons voulu faire revivre ici près de quatre millénaires de coexistence, autour de la Méditerranée, entre les Juifs et bien d’autres peuples, dont les Arabes et les Berbères convertis à l’Islam à partir du 7e siècle de notre ère. Cette longue épopée n’échappe pas à la grande Histoire : elle est faite de conflits, de guerres, de départs sans retours, mais aussi de fulgurances intellectuelles, musicales, poétiques, de voisinages quotidiens, de mélanges enrichissants.
Près de trente auteurs, historiens, littéraires ou simples acteurs d’exils douloureux, parfois amers mais jamais haineux, témoignent des riches heures, des diasporas, des allers-retours fantasmatiques des communautés juives des six rives de la Méditerranée, de l’Égypte au Maghreb, des Balkans à l’Italie, de l’Espagne à l’Empire Ottoman et à Israël. Au delà de l’Histoire et des histoires de chacun, les auteurs de ce livre espèrent en secret (ou contre tout réalisme ?) qu’un jour, «Cosmopolis», la Cité universelle imaginée par les Stoïciens, ne sera plus une utopie
Ont participé à cet ouvrage : Michel Abitbol, Nicole Abravanel, Paul Balta, Esther Benbassa, Ottavio Celestino, Joseph Chetrit, René Isaac Chiche, Elio Cohen-Boulakia, Catherine Dana, Annie Dayan-Rosenman, Régine Dhoquois-Cohen, Shlomo Elbaz, Cristina Galasso, Alessandro Guetta, Simon Lévy, Joseph Meleze, Edgar Morin, Alec Nacamuli, David Ohana, Daniel Schroeter, Claude Sitbon, Benjamin Stora, Jacques Taieb, Gilles Veinstein, Ilios Yannakakis.
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Emigration et Identite retrouvee
par Robert Assaraf

Alors qu’elle comptait près de 300 000 membres au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive du Maroc est réduite aujourd’hui à 3 000 individus. Ce qui ne signifie pas pour autant la disparition du judaïsme marocain dont se réclament environ un million de personnes dans le monde, installées pour la plupart en Israël et qui continuent à maintenir intactes leurs traditions culturelles et cultuelles.
C’est à la formidable saga de ces originaires du Maroc que ce livre est consacré. Il retrace les circonstances dans lesquelles se déroula le grand exode des Juifs du Maroc et les conditions de leur installation en Israël, où ils jouent désormais un rôle déterminant dans la vie politique du pays.
L’ouvrage évoque également l’installation de plusieurs milliers de Juifs marocains en France, en Espagne, en Grande-Bretagne, au Canada, aux États‑Unis et en Amérique latine, notamment au Venezuela et au Brésil, où ils ont recréé des institutions spécifiques tout en s’insérant avec succès dans la société environnante.
Loin d’être un attachement nostalgique au passé, ce phénomène atteste l’extraordinaire renouveau du judaïsme marocain et sa volonté de préserver, partout où vivent des originaires du Maroc, ses traditions religieuses, culturelles, musicales, culinaires ou socio - familiales.
Cet ouvrage Juifs du Maroc à travers le monde. Émigration et Identité retrouvée constitue un outil utile pour comprendre l’ouverture d’une nouvelle et prestigieuse page de l’histoire multiséculaire du judaïsme marocain.
Né en 1936 à Rabat, Robert Assaraf a occupé d’importantes fonctions publiques et privées au Maroc. Auteur de plusieurs ouvrages, dont Mohammed V et les Juifs (1997) et Une certaine Histoire des Juifs du Maroc, (2005), il a fondé en 1996 le Centre international de recherche sur les Juifs du Maroc. Au nombre des fondateurs de l’Union mondiale du judaïsme marocain, il est aussi le président du Comité de coordination des associations d’originaires du Maroc. Très actif dans le monde des médias, il a été vice-président de Marianne et il est président de Radio Shalom.
Couverture : David Soussana, 2008, Patio du Centre mondial du judaïsme nord-africain de Jérusalem, offert par Robert et Michèle Assaraf.
Les Editions Suger/Suger Press 2008 Université de Paris VIII - Imprimé en France
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par Armand Abecassis
Editions Robert Laffont

Ecoutez en direct Armand Abecassis raconter ce qu'etait cette vie communautaire du Mellah de Casablanca. Passionnant !
[www.radiorcj.info]
Comme Jean-Paul Sartre dans Les Mots, Armand Abécassis fait le pari de raconter son itinéraire de gamin des rues, simple et travailleur, épris de justice et d’amour. On le voit à Casablanca, rue des Synagogues, à l’époque du protectorat français. On le suit de maison en maison, au gré de ses rencontres avec ses voisins et ses copains ; parmi eux, Bob, le projectionniste, Mohammed, l’ami musulman ou rabbi Éléazar, le maître taldumique, mais aussi, bien sûr, ses parents.
Au travers d’évocations chaleureuses, c’est tout un univers qui remonte, où il est question du Maroc au sortir de la Seconde Guerre mondiale, d’une rue où se trouvent dix synagogues, d’enfants juifs et musulmans qui vivent, rient et pleurent ensemble – les uns avec les autres souvent, les uns contre les autres parfois. Rien ne nous est caché des conditions de vie de la communauté juive, prise entre peur des musulmans, fraternité avec eux, mais aussi rejet de la part des métropolitains et désir de leur ressembler et, plus que tout, volonté de se forger une identité à plusieurs voix – juive, marocaine et française. Au fil des pages, on suit les étapes de son éducation, on découvre ce qui fonde la tradition juive, le sens de sa transmission, ce qui la sous-tend en vérité : une exigence de justice, d’amour et d’espérance – cette espérance que le maître d’aujourd’hui a reçu de l’enfant qu’il fut et qu’il continue à abriter, cet enfant qui le guide.
Parution recente Novembre 2008
Armand Abécassis, philosophe, exégète du judaïsme, promoteur du dialogue interreligieux avec les chrétiens, est l'auteur notamment de La Pensée juive (Le Livre de poche, 4 tomes), de Puits de guerre, sources de paix: affrontements monothéistes (Le Seuil) et, récemment aux Editions Robert Laffont, avec sa fille Eilette Abécassis, du Livre des passeurs.
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Musulmans, juifs et chrétiens en milieu colonial
de Yvette Katan
Cet ouvrage est moins une monographie urbaine qu'une étude des interrelations entre les groupes ethno-confessionnels musulmans, juifs, chrétiens et des fractures opérées à l'intérieur de ces groupes par l'attribution plus ou moins complète de la citoyenneté française. La non-intégration dans la cité française, une politique scolaire concomitante ségrégative (étudiée ici très précisément) ne furent-elles pas un facteur accélérateur du nationalisme marocain et pour les juifs rejetés aussi de la communauté marocaine, de l'adhésion au sionisme ?
A l'évidence en effet, la disparition presque complète des juifs dans cette ville comme ailleurs au Maroc pose le problème de leur intégration dans un pays qu'ils aimaient, dont ils gardent la nostalgie et où leurs ancêtres étaient installés depuis des millénaires.
Editeur : Editions L'Harmattan (3 mai 2000)
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Les commerçants du Roi: Tujjār Al-Sulṭān.
Une élite économique judéo-marocaine au XIXe siècle ;
lettres du Makhzen, traduites et annotées, 1998 par Michel Abitbol
Maisonneuve & Larose, 1998

Il s'agit d'un livre numerique place par Google sur le Net et pour le lire, voici le lien.
[books.google.com]
On y trouve notamment, les lettres de la famille CORCOS, qui se trouvent archivees a Jerusalem et traduites de l'Arabe par Michel Abitbol.
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source : http://www.darnna.com/phorum/read.php?18,16072,page=5
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