Bibliographie d’El Jadida ET des juifs du maroc
Itinéraire d'une famille juive marocaine : récit
Auteur : Albert Sasson
Éditeur : Marsam, Rabat
Résumé
L'auteur retrace la vie de deux de ses ancêtres, membres de la communauté juive marocaine et originaires du Moyen-Orient : Abraham Sasson et Haïm Botbol, son gendre, qui furent à partir de 1877 les couturiers attitrés des sultans marocains.
Itinéraire d'une famille juive marocaine
Contrairement à la grande majorité des juifs du Maroc, les Sasson ne sont pas originaires d'Espagne. Venus du Moyen-Orient, ils se sont installés dans le Tafilalt, en zone présaharienne. A partir de 1877, Abraham Sasson se met au service de Hassan 1er pour exercer le métier de couturier du sultan. Il poursuit ses activités sous les règnes de Moulay Abdel-Aziz, de Moulay Hafid et de Moulay Youssef, puis de Sidi Mohammed Ben Youssef, le futur Mohammed V. Son gendre, Haïm Botbol, lui succède et les Botbol assurent ainsi la continuité à la cour des rois Mohammed V et Hassan II.
Ces deux familles juives furent des familiers de la cour de six sultans et rois de la dynastie alaouite, durant plus de 120 années. Le récit de leur itinéraire est placé dans le contexte de l'histoire du Maroc ainsi que dans celui de la vie sociale et culturelle de la communauté juive marocaine. Cette narration, se fonde sur les témoignages et récits de plusieurs membres de la famille de l'auteur, ainsi que sur sa propre expérience.
Place des Victoires , Paris
collection Livre d'art

Résumé
Un ensemble d'objets d'art illustrant l'histoire du Maroc. Des créations témoignant des influences et des rituels de la société marocaine. La richesse culturelle et artistique du pays à travers la collection de Paul Dahan, spécialiste de l'art juif marocain et la collection de Khalid el-Gharib, propriétaire de la Khalid art gallery.
Quatrième de couverture
Maroc, deux passions une mémoire
Livre d'art et de paroles, cet ouvrage a la légèreté du temps qui passe comme une conversation, et le poids d'une mémoire perdue, qui se retrouve. Celle du Maroc où juifs et musulmans étaient côte à côte, dans la vie et dans l'art.
120 pièces de collection en quadrichromie.
Par leur conversation singulière, deux collectionneurs tracent un chemin vers la mémoire du Maroc, brisée chez les juifs comme chez les musulmans. Elle existe encore, intacte, dans ces objets façonnés avec amour, et recueillis aujourd'hui dans un même élan.
La diversité, la tradition, le partage, la ségrégation et tout ce qui touche la nature humaine s'expriment dans cet artisanat, particulièrement riche et créatif.
Khalid El Gharib et Paul Dahan, l'un musulman, l'autre juif, tous deux nés à Fès à vingt ans d'intervalle, nous invitent à partager l'aventure de leurs collections. Le premier, antiquaire à Marrakech, et le second, fondateur d'un musée, le Centre de la Culture Judéo-Chrétienne, à Bruxelles, ont, sans le vouloir, recueilli une mémoire commune, et créé la leur. Ils nous la livrent simplement.
En partageant le meilleur de leurs collections, ils nous offrent le fruit de milliers de kilomètres parcourus, dans une démarche individuelle qui a croisé l'intérêt général.
Loin des discours et des déclarations de bonnes intentions, ils ont fait ce chemin vers l'autre, en privilégiant ce qu'ils avaient en commun, sans pour autant nier leur différence. Il nous revient d'en savourer les beautés : textiles, céramiques, bijoux, peintures et dessins.
Transmettre ce qui est reçu en s'attachant autant à la perpétuation de l'esprit qu'à la sauvegarde des oeuvres, tel est le message émouvant de cet ouvrage.
Beaux livres. Mémoire à deux voix
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(DR)
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Deux amateurs d’art confrontent leurs collections dans Maroc : Deux passions et une mémoire. Chaque objet présenté
exalte les souvenirs de la vie imbriquée des musulmans et juifs du Maroc. Sélection de quelques madeleines de Proust. Plus qu’un beau livre, l’ouvrage récemment publié par Malika Editions est un dialogue sur le passé commun des communautés musulmane et juive du Maroc. Dans un tête-à-tête singulier, Paul Dahan et Khalid El Gharib, tous deux collectionneurs de pièces d’artisanat marocain, échangent leurs souvenirs par l’intermédiaire d’objets de la vie quotidienne. Pour l’un comme pour l’autre, ce sont des pans de mémoire partagés entre Marocains de confessions musulmane et juive. Tous deux ont décelé une âme dans un caftan, un bijou ou une cruche à huile. Une âme commune aux deux communautés, se cristallisant dans ces petites choses prosaïques où l’art et les traditions des deux religions s’interpénétraient, s’imprégnant mutuellement du symbolisme de l’autre. C’est tout le propos du livre : ressusciter une mémoire que partage Paul Dahan et Khalid El Gharib, tous deux amateurs de “témoins du quotidien”, devenus amis par amour pour ces réminiscences du passé. Paul a quitté Fès en 1968, effaçant ses souvenirs marocains. “Une amnésie volontaire”, confie-t-il. Devenu psychanalyste en Belgique, il a recollé petit à petit les morceaux du |
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| puzzle pour retrouver son “identité”. Le puzzle de Paul est devenu un musée à Bruxelles, le Centre de la culture judéo-marocaine, qui regroupe plus de 2000 pièces (en plus de 15 000 manuscrits et 8000 ouvrages sur le Maroc). Khalid El Gharib, quant à lui, est né à Fès l’année où Paul migrait en Israël. Il a grandi entre potiers, bijoutiers et orfèvres de la médina de Fès, travaillant à l’âge de 7 ans pour un marchand qui vendait des céramiques, des bijoux et des tapis. Il en a fait son métier. Il est aujourd’hui antiquaire à Marrakech, attaché à mettre de la chair sur un “imaginaire bâti à partir des souvenirs d’enfance de la présence de la communauté juive de Fès”, explique-t-il. |
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http://www.telquel-online.com/308/arts1_308.shtml
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