MAROC et mazagan1/2
http://www.tertullian.org/rpearse/pdf.articles/scher_seert_review.pdf
http://books.google.co.ma/books?id=Ai1kPf8dix0C&pg=PA397&lpg=PA397&dq=%27mazagan+au+maroc+dans+revue+de+l%27histoire+des+colonies+fran%C3%A7aise&source=bl&ots=zsWT_CK24z&sig=ZrFo-cE2kLpSV0KXb1JQqKfcqaM&hl=ar&ei=mnEaSqOLFo6wsAatndSQAg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=5link.
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558 NOVEMBRE-DECEMBRE 1905.
respondent dans la numération des multiples et des sous-
multiples du QA, fera bien comprendre ce système spécial
tie numération, dans lequel les nombres 60 et i^o semblent
avoir une importance prépondérante.
MULTIPLES ET SOUS-MULTIPLES DU QA DANS LE SYSTÈME
. DU GDR SAK-GAL.
1 Gva - ii\o QA 180 120 60 5o /jo 3o 20 10 1 ua
D gsGOOOÖÖ T
in,< i/(o/i4o 180 120 60 5o ko 3o 20 10 i/a fio
BIBLIOGRAPHIE.
Catalogue des hasusçmts symaqi es et arabes consent's
dans la bibliothèque episcopale de Séert, par M*r Addai Sciikii.
archevêque chaldéen de Stfert. — Moisoul, imprimerie des
PP. Dominicains, igo5;in-i2, 102 pages.
Près de la ville de Séert, dans le Kurdistan. se trouvent les
ruines d'un ancien couvent piaré sous le vocable de S. Jacques
le Reclus. Ce couvent possédait autrefois une bibliotbèque
riche en manuscrits. En 1609, Mar Klias, archevêque de
Séert, en fit relier plus de deux cents. Au milieu des diverses
vicissitudes par lesquelles passa depuis lors ce couvent, un
grand nombre de volumes disparurent. Pendant les derniers
massacres d'Arménie, le monastère et le petit village chal-
déen qui l'entoure furent complètement mis à sac par les
NOUVELLES ET MÉLANGES. 559
Kurdes. Tous les manuscrits qui ont échappé au
pillage
lurent depuis lors transportés à l'archevêché de Seert.
Le titulaire actuel, M8' Addai Scher, un des prélats chal-
déens les plus distingués et les plus instruits, vieut d'en
dresser un catalogue sommaire,, mais suffisant.
Les manuscrits sont au nombre de i36, dont 120
sy-
riaques et les autres arabes. Parmi les manuscrits syriaques,
on peut signaler : un Nouveau Testament selon la version
Simple, avec la massore nestorionne très soigneusement
notée (n° i5); un Lectionnaire contenant les Evangiles
selon la version Héracleenne ( n" 17); des Commentaires d'au-
teurs nesloriens sur diverses parties de l'Ancien et du Nou-
veau Testament (ai, 2/1. 27, 28, 29); une collection de
livres liturgiques (32-58) à peu près complète .en ce qui
concerne le rite nestorien. L'hagiographie n'est que faible-
ment représentée (59-64), mais il y a une bonne collec-
tion d'ouvrages canoniques, ascétiques, théologiques.
Parmi les manuscrits arabes, le, plus important parait être
une compilation historique anonyme (nn 128), d'origine
n est« trienne, qui va de l'an 446 à l'an 660 de notre ère.
M,r Scher en prépare l'édition pour le Corpus Scriplorum
Christiunorum Orientalium.
A la description des manuscrits l'éditeur a ajouté
quelques
notes bibliographiques. On aurait mauvaise grâce de repro-
cher à un prélat qui travaille au fond du Kurdistan de
n^être pas complet, et d'ignorer quelques publications faites
en Europe en ces dernières années. \
L'exemple que vient de donner l'archevêque de Séert
devrait être suivi par tous les prélats orientaux qui ont souci
»le parer à la dilapidation des bibliothèques de leurs couvents
ou de leurs résidences. En outre, ils procureraient aux sa-
vants l'avantage de retrouver quelques œuvres qui n'existent
pas encore dans les grandes collections occidentales de ma-
nuscrits. Malheureusement, les Chaldéens stmt à peu près
les seuls, parmi les nations chrétienues de l'Orient, qui
montrent de l'obligeance à communiquer leurs livres ou à
500 NOVEMBRE-DECEMBKE 1905.
«•h livrer des copies, tandis que Syriens et Maronites mettent
en général peu d'empressement à ouvrir leurs bibliothèques
aux recherches des Orientalistes.
J.-B. Chabot.
Les Sources inédites de l'histoire du Maroc de 1530 t
Í8Í5, par le comte Henry dk Castries. Primière s«rie : Dynastie
saadienne. 1530-1660. Archive» et Bibliothèques «le Frani«*,
tornei, i" parti««.— Pan-*, Leroux, ioo5, in S°; w-371 pag«;s
et planches.
Cet ouvrage est le premier tonie d'une collection de do-
ruinentsinédits ou difficilement accessibles, qui comprendra
un nombre de volumes encore indéterminé, mais à coup
sur considerable. L'auteur a le dessein de tirer des archives
de l'Europe toutes les pièces interessant en quelque façon les
atTaircs marocaines de i53o à 18/15, et d'en publier soit le
texte seul, soit le texte et une traduction française; il estime
avec raison que cette publication facilitera singulièrement la
tâche de celui qui écrira enfin une histoire du Maroc. On
comprend qu'une pareille œuvre soit.énorme, et c'est déjà
|M)iir M. de Castries un honneur de l'avoir entreprise; le vo-
lume qui fait l'objet de cette courte note donne bon espoir
pour l'heureuse continuation de l'ouvrage.
L'auteur, pour en simplifier et hâter l'exécution, a classé
ses documents selon leur origine géographique. Les premiers
volumes comprendront les pièces extraites des archives de
France; l'Angleterre, les Pays-Bas, l'Espagne, le Portu-
gal , etc., viendront ensuite. Très conscient des inconvénients
«d'une pareille méthode, l'auteur annonce qu'il les «atté-
nuera » en terminant son ouvrage par des Index et une table
chronologique. — Le présent volume renferme des docu-
ments provenant des archives françaises et datés de i53o à
1577; ils sont complétés par dés notes sur les principaux
personnages et les événements importants qui \ sont men-
tionnés; l'auteur enlin les a rejoints, quand c'était utile, par
NOUVELLES ET MÉLANGES. 561
des résumés historiques qui les mettent dans leur cadre, et
qui permettent de lire sans peine -un ouvrage qui semblait
¿tre surtout un répertoire à consulter. Ce sont ces grands
laits de l'histoire marocaine qu'on rappellera ici en quelques
lignes, tout en indiquant l'importance des pièces publiées et
en essayant quelques courtes observations1.
Les pièces qui ouvrent le volume sont consacrées au
voyage de Piton à Fez*. Elles ne sont point sans intérêt
pour l'histoire du commerce. Les suivantes (p. 43 à 170)
sont des documents portugais, dont la Bibliothèque natio-
nale possède des copies, et qui seront publiés de nou-
veau en originaux dans l'un des volumes renfermant les
archives portugaises ; ils ont trait à la perte des possessions
portugaises de i'Atlantiqne : Santa-Cruz, Safi, Azemmour,
Hbat, Arzila.
On sait comment les guerres qui eurent pour dernier acte
la prise de Grenade par Ferdinand et^îsabelle en i4p,2, con-
tribuèrent à modifier peu à peu la situation religieuse dans
l'Afrique mineure et notamment au Maroc: elles excitèrent
de part et d'autre le fanatisme. L'Espagne n'avait pas été seule-
ment pour les Almorávides, les Almohades et les Mérinides,
un admirable champ de razzias fructueuses, mais aussi la
terre du djihad où le vrai croyant allait gagner le paradis
sur l'infidèle; le caractère religieux que la lutte a eu très
nettement sous les marabouts de Yacin et les unitaires d'ibn
Toumert, elle le conserva sous les Mérinides par l'influence
des confréries religieuses qui commençaient à convertir les
Berbères restés païens et qui, tout en menant la guerre
sainte contre les chrétiens, prenaient une influence grandis-
sante sur les conseils des princes. Ce fut à l'appui des Khouan
du Sous, surtout à celui des Chadeliya, que les deux fils du
chérif Mohammed el-Qaïm billah, Mohammed el-Aredj et
1 P. xiV; la forine árabe <ie Tétoutn est TiHawin^^ÙùS.
1 Les notes 3 de la page 8, et 3 de la page«9 sont à suppri-
mer.
vi. 36
UHMUIt ItlIilllU'.
562 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1905.
Mohammed ech-Cheikh, durent de se rendre maîtres, en
quelques années, du Sous et de Marrakech \
Le roi de Portugal, Jean 111, comprit que la lutte serait
difficile pour son État appauvri contre la dynastie nouvelle ;
il songea donc, dès l'année i534, à abandonner une partie
des possessions portugaises au Maroc, tout en se prétendant
disposé à conduire un armée, soh contre le souverain de
Fez (Beni-Wattas), soit contre les chérifs du Sud. C'est le
mémoire qu'il adressa sur cette question à quelques-uns de
ses sujets et les réponses de ceux-ci qui occupent les pages 43
à io5 du volume de M. de Castries.
Une lettre, datée du 10 septembre i337 (p. 106), avi-
vait bientôt les craintes du roi, en lui signalant les danger»
courus par le poste le plus éloigné de la conquête portugaise
au Maroc, Santa Cruz du cap de fiuer. La date de cette
lettre est fort importante, ainsi que l'a montré M. de Castries
dans une note que l'on lira avec intérêt; car ^lle permet de
croire que la prise de Santa Cruz par Mohammed ech-
Cheikh eut lieu le 1 a mars 154 », date prétendue déjà par
quelques auteurs, et non point le 13 août i536, comme on
le croyait généralement. Mais M.de Castries indique (p. 111,
note a) que la conquête de la ville par le chérif, désireux
tout ensemble de manifester son zèle pour la foi et d'acquérir
un poste pour l'exportation du sucre (voir ibid., p. 3o3),
excita lajalousie de son frère El-'Aiedj et causa leur définitive
mésintelligence \ C'est une petite question qu'il parait diffi-
cile d'éclaircir. Le Xozhet el-IIadi, à la page 41-4aa qu'in-
dique M. de Castries, dit seulement que les deux frères se
brouillèrent et qu'Ech-Cheikh fit interner El-'Aredj à Marra-
kech en 946 (i53Q-i54o),et c'est cette opinion que le
1 M. Cour a donné un excellent exposé de ces événements dans
son Établissement des dynasties des Chérifs au Maroc. Alger, 190'r,
voir not., p. 53 et sinv.
* De même Marmol, II, III, 20, et Cour, p. 67 et suiv.
■■* \o:het el Ihuli. éd. et trail, par O. Hot das, Paris, a vol. in-8",
1HH8-18H0,. (Pubi. Ecole des langues orientales vivantes.)
NOUVELLES ET MÉLANGES. 503
Kitub cl-Istiqça1 reproduit, en repoussant la date de o5i,
donnée par le Xachr el-Mulhani*. Or Ton vient de voir par
la pièce précédente des Sources inédites, que la prise de
Santa Cruz ne put avoir lieu avant 0^7 ; si l'on s'en lient à
ces renseignements, il faut admettre qu'Ech-Cheikh n'entra
en campagne contre íes Portugais qu'après avoir réduit son
frère à l'impuissance. La date de q5i (i544) donnée par le
Nachr cl-Mathuni ne saurait être même discutée : un docu-
ment des Sources inédites, p. 118, fait mention le 8 juil-
let i54i de la prise de Santa Cinz3.
La prise de Santa Cruz fut le signal de l'évacuation de
Sali, d'Azemmour et d'Arzila, que Jean III prévoyait en
i533. «»Mohammed ech Cheikh, dit Ibn el-Qadhi*. conquit
la forteresse que les chrétiens possédaient dans le Sous, c'est-
à-dire Founti, qu'ils avaient occupé durant soixante-douze ans.
L'épouvante completa si bien sa victoire qu'ils lui aban-
donnèrent Sali, Azemmour et Arzila sans combattre, sans
qu'il eût même à menacer. — C'est à peu près, continue Es-
Salawi, ce que l'on trouve dans 1 histoire portugaise; l'auteur
ajoute que cela eut lieu avec rassentissement de leur roi, le
souverain de Lisbonne. La conquête de Tounti eut lieu en
1
■ ' Ahmed ben IUalkd bs-Naciri w-Salawi, Kitab el-lstiqça li
aklibar douai el-Maghrib el-Aaça. Le Caire. 4 voL
1 Mohammed kl-Qadiri, A'acAr al-Mathani, 2 vol. Fez, ^09.
— Voir Coir, loe. cit., p. vu.
3 P. 119, note 1 : arrahale représente plutôt JÜU>lJ! prononcé
arrûhàla. par influence de h sur hesra antérieur. P. ia3, n.
1.
Sur ^UaJÜ\ et »t^tntM, voir Dozv, Suppl.. et de Sou/a. Vestami.
— Note a, alifuice; Souza ajoute : «Outros lbe chamâo ßleie»;
voir Doxy, Diet, vêtements, page« 383 et 384. — Note 3, i^L :
voir Dozï, ibid., p. 4i3; le nom et la chose ont subsisté en Es-
pagne. — P. 126, n. 7, pìulòt Haasoun.
* Kitab el-Istiaça. t. Ill, p. 9, et NoJict el-liadi. teile, p. 36;
tratl. 68; l'ouvrage d'Ibn el-Qadhi cité ici est la Mounteija IMaq
cour, non encore retrouvé; voir Basset, iu Méùioires publiés ¡wr
l'Ecole dis lettres d'Alger, Al»er, 1900, p.. ai.
564 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1905.
9^7, d'après le Nozhet, et celle de Safi en 0,48, l'année sui-
vante, d'après le Mirât1. Les Portugais donnent la date de
i543 de l'ère chrétienne qui correspond bien à la date de
l'hégire.»
Cependant le roi de Portugal conservait Ceuta et construi-
sait la forteresse de Mazagan1. Les Sources inédites four-
nissent des renseignements sur la rude vie que menait la
garnison' de cette ville et que les historiens portugais ont
copieusement décrite. La pièce a5 fait allusion à un événe-
ment qui, signalé par le Ñozhet el-Hadi, est reproduit par
M. de Castries, p. i46, note 3,"et qui montre la poussée des
marabouts, tout prêts à entamer pour leur compte la guerre
sainte. «Quand les chrétiens eurent évacué Azemmour, dit
Es-Salawi d'après le Douhet en-Nachir \ une troupe de
Khouan (ÎUi) s'y jeta: parmi eux le cheikh Abou Mohammed
Abd Allah el-Kouch, enterré au Djebel el 'Ardii de Fez, et
le cheikh Abou Mohammed Abd Allah es-Sasi, enterré à
Tensift près de Merrakech, etc. » '
Cependant Mohammed ech-Cheikhs'était emparé de Fez
en 15^9, après des événements que M. de Castries a résumés
(p. i5p,), en tête d'une très intéressante lettre de Ceuta,
qui date l'un des épisodes de cette lutte, l'arrivée à Fez du
convoi que Zidan, fils d'El-'Aredj amenait* à Ahmed le Mé-
rinide, et qui montre le chérif arrêté à Méknès au début de
février, avant d'assiéger Fez. Sa victoire arrêta un moment
f aventureuse carrière d'un de ses plus dangereux adversaires,
le Mérinide Abou Massoun qui, fuyant le Maghreb, se mit
1 Abou Hamid el-^asi. Mirât; voir Basset, loc. cit., p. i5.
. * P. i53 : Cyte est la transcription de ¿*«.> us*, «dame». —
P. i34, voir de Souza; loc. cit., cariz, et Dotv, Sappi — P. i3t>,
n^ : peut-être 'Obeid Allah.'— P. 137, n. ^, voir notamment, sur
Tarra, Mouliéras, Djebala,jp. a55 etsuiv.—P. i4i, n. h. »IjJl«
* Mohammed ib* Asrer, Douhet en-Nachir, Fez, i3oî); \oir
Cour , loc. cit., p. 1.
4 Le renseignement du Juif était exact : moharram o55 commen-
çait le 11 février 1548.
NOUVELLES ET MÉLANGES. 565
à courir l'Europe, cherchant une audience de l'empereur
Charles-Quint qui lui envoie des frais de routel.
La seconde partie du volume renferme des pièces qui se
rapportent pour la plupart aux négociations du Maroc avec
les puissances européennes, aux affaires de Mazagan et de
Vélcz et à l'insurrection des Morisques. M. Cour, dans son
travail sur ïEtablissement des Chérif s ß a fort bien montré
quels étaient, à cette époque, les facteurs du problème poli-
tique que les premiers chérifs saadiens devaient se poser;
tout d'abord l'élément religieux, qui d'ailleurs dominait les
autres ; la dynastie saadienne, venue au monde grâce à de
puissantes confréries, ne peut vivre que par elles; elle a
même besoin de ménager les confréries ennemies qui
soutiennent ses adversaires; or la plus puissante, celle des
Qadiriya¿ est restée hostile et favorise les Turcs; et ainsi
la question religieuse se lie à un élément politique. La
poussée de la domination turque dans la Méditerranée et au
Maghreb menace à la fois le sultan marocain, l'Espagne et
Je Portugal. Ainsi le chérif, descendant du prophète et chef
du djihad, tend à chercher un appui contre ]ß&'Turcs vrais
croyants auprès des souverains chrétiens, dont les possessions
africaines ne lui semblent plus redoutables. Mais l'alliance
chrétienne soulève l'unanime réprobation des Khouan, et le
chérif ne peut suivre sa politique européenne qu'avec toutes
sortes de précautions. Les relations des puissances entre
elles compliquent encore ses calculs; la France est alliée de
la Porte ottomane contre l'empereur et contre l'Espagne;
ainsi le traité que Mouley Abdallah conclut en 155g avec
Antoine de Bourbon, roi de Navarre (S./., p. 170 à 187),
est connu de l'Espagne et l'inquiète (5./., p. aao), et
quand, en 1576, Cabrette séjourne à Madrid après son
voyage à Paris, Henri III, à son tour, s'émeut et dénonce
l'agent marocain comme un traître à Mouley Abd el-Mnlck
(S.I., p. 35o).
1 Pièce 37, i43. — Voir Codr, loc. cit.. chap, v, p. 10$.
566 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1905.
La situation est donc délicate pour le chérif, et il ne peut
manquer d'y avoir quelque flottement dans sa conduite;
c'est ainsi que peuvent s'expliquer. semble-t-U, des faits sur
lesquels Jes Sources inédites projettent quelque lumière, mais
sans tout éclairer, c'est-à-dire le siège de Mazagan en 156 3
et la prise du Peñón de Vêlez en 1564. Le Portugal et les
historiens chrétiens ont mené grand brait autour du siège
de Mazagnn l; dans l'immense cohue qui s'était ruée sur la
forteresse chrétienne, des ingénieurs se révélèrent touKà
roup, dont l'habileté et la méthode dénonçaient leur qualité
de «Turcs», d'aventuriers européens. Après deux mois de
siège les remparts de la ville étaient presque entièrement
détruits; il ne restait plus qu'un faible effort à faire; point
de troubles à l'intérieur, point d'épidémie, une très ferme et
très noble défense sans doute, mais point de chefs nécessaires
disparus, point de grand combat; et l'immense armée s'épar-
pille, disparaît. «Les Portugais, dit Es-Salawi, sans indiquer
ses sources, avaient donc construit la ville neuve*. En l'an
née 969 ( 1561 156a ), le sultan El-Rnlib billah envoya contre
elle une puisante a^mée, appela les tribus du Houz à s'y
joindre, et en donna le commandement a son fils Moham-
med el-Mesloukh, celui qui fut tué 0 l'Qued-cl-Makhazen \
et qui, dit on, avait alors vingt ans. Il lui donna pour vizir
l'illustre et vaillant qaïd Abou Zaid Abd er-Rahman ben
Toudda el-'Amrani, auquel il ronfia la conduite de la guerre,
le fils du sultan n'étant là que pour la montre (B;Vo). Il vint
donc attaquer la ville, l'assiégea pendant soixante quatre jours,
s'empara d'une partie de l'enceinte ; maïs Dieu n'avait point
décidé sa conquête. Le Nozhet dit * que le qaïd lbn Toudda
attaqua el-Bridja, près d'Azemmour, s'empara d'une partie
de ses remparts, et fit ses préparatifs pour détruire le reste
1 De Castrirs. Sources inédites,p. a3i et suiv.,et notes.
* ¡bsOtiß Juaxll, ou ÂfgjJl «le fortin»; Kitab el-Istitjça, m
1 La bataille dit!" des Trois Rois. 5 août
1578.
* Teile, p, 49; trad. IIoudis, p. 90.
NOUVELLES ET MÉLANGES. 567
le lendfmpin y» p^»*- n'y point l
http://books.google.co.ma/books?id=Ai1kPf8dix0C&pg=PA397&lpg=PA397&dq=%27mazagan+au+maroc+dans+revue+de+l%27histoire+des+colonies+fran%C3%A7aise&source=bl&ots=zsWT_CK24z&sig=ZrFo-cE2kLpSV0KXb1JQqKfcqaM&hl=ar&ei=mnEaSqOLFo6wsAatndSQAg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=5link.
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