TOURNAGE D'UN FILM A EL JADIDA
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1998 - Furia - Réalisation Alexandre Aja
Fiche technique :
Scénario Alexandre Aja, Grégory Levasseur, d'après Julio Cortázar - Image Gerry Fisher - Opérateur caméra : Eric Le Roux - Son Jean-Paul Hurier, Dominique Levert, Alexandre
Lormeau - Décors Tony Egry - Montage Pascale Fenouillet - Musique originale Brian May - Assistant réalisateur Brieuc Vanderswalm - Couleur, Dolby Digital - Produit par Alexandre
Arcady - Directeur de production Frédéric Doniguian - Production : France 2, Alexandre Films, Le Studio Canal+ - Distribution : Bac Films - 90' - Sortie 9-8-2000
Classification : Interdit aux moins de 12 ans (France)
Tournage : Film tourné à El
Jadida (petit village au sud de Casablanca / Maroc). Cette ancienne cité portugaise du XVIIème siècle s'appelait à l'origine
Mazagan.
Avec Stanislas Merhar (Théo), Marion
Cotillard (Elia), Wadeck Stanczack (Laurence), Pierre Vaneck (Aaron), Carlo Brandt (Freddy), Laura del Sol (Olga), Etienne Chicot (quicailler), Jean-Claude de Goros
(Tonio), Julien Rassam (résistant)
Le sujet : Dans une
société dévastée par une guerre engagée par un gouvernement totalitaire, Theo, vingt ans, sort tous les soirs clandestinement afin de dessiner sur les murs son idee de la liberté.
Un soir, il rencontre Elia, une jeune fille qui dessine aussi. A travers leurs oeuvres, une étrange histoire d'amour s'instaure...
La
critique :
L'Ecran Fantastique - Claire Tendre : (...) on peut
considérer Furia comme une réussite, car il atteint son objectif : envoûter les adolescents qui osent pénétrer dans une salle obscure pour y goûter d'autres plaisirs que ceux du
simple divertissement...
Mad Movies - Stéphane Moïssakis : Porté par un élan
romanesque plutôt rare dans un cinéma français du genre glacial, il refuse toute forme de cynisme et provient directement du coeur de ses auteurs. Ce qui n'exclut pas quelques
défauts.
Les Inrockuptibles - Bertrand Loutte : (...) pendant près
de quarante minutes, Alexandre Aja déjoue les pièges du film d'anticipation politique (...). Mais à l'étale suscite alors le létal. Furia se décide à traiter son sujet et à
revendiquer son titre. Sans nous.
Studio - Sophie Benamon : (...) un premier film plein de la
vitalité de la jeunesse (...). Hélas, Furia possède aussi les défauts de la jeunesse : naïveté et excès d'enthousiasme.
Ciné Live - Laurent Cotillon : (...) malgré quelques
maladresses, il (Alexandre Aja) parvient à donner un éclairage sur le sujet, et à démontrer comment de l'oppression naît la résistance.
Libération - Edouard Waintrop : Pour porter son histoire,
Aja a choisi une équipe de jeunes et moins jeunes comédiens, de valeur indiscutable (...). Il a également parié sur une certaine abstraction. Tout cela irait bien si sa mise en
scène ne manquait de souffle, de sens du tempo.
CPlanète - Olivier Salvano : Film d'anticipation (genre
plutôt rare dans le cinéma français), le film d'Alexandre Aja est rempli de bonnes intentions, hélas sacrifiées par la lourdeur de la mise en scène.
Le Monde - Thomas Sotinel : (...) on sait bien qu'Alexandre
Aja se veut du côté des victimes, mais sa dénonciation se mue, comme à son insu, en une contemplation fascinée et esthétisante.
Les Cahiers du Cinéma - Patrice Blouin : Glorification des
corps meurtris et sanguinolents, esthétisme du bandage, le film réclame alors de ses personnages qu'ils souffrent dans leur chair pour se faire voir.
Télérama - Bernard Génin : L'auteur a 20 ans. Ses abus de
ralentis et de musique plombante font ressembler son film à un long clip glauque.
Repérages - Jean-Bernard Campari : (...) un vrai navet,
c'est-à-dire un si mauvais film qu'à tout moment un doute ne subsiste : le réalisateur n'a-t-il jamais eût conscience de ce qu'il était en train de faire ?
Chronic'Art - Elysabeth François : Avec Furia, on en reste
au stade primaire de la représentation spectaculaire. Et ce, avec la même naïveté dont font souvent preuve les cinéastes hollywoodiens quand ils s'attaquent à des sujets
lourds.
Première - Christophe Narbonne : Faute de moyens, sa
reconstitution d'un futur vaguement bigbrotherien reste à l'état d'ébauche, et l'atmosphère de menace supposée trop diffuse pour impressionner.
Le Nouvel Observateur - Pascal Mérigeau : (...) d'une
puérilité attristante.
voir: http://julienrassam.ifrance.com/98furia.htm
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