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MAZAGAN (1514-1956)

9 Mai 2013 , Rédigé par saladin

MAZAGAN (1514-1956)

Un nouvel ouvrage intitulé MAZAGAN (1514-1956) et signé Christian Feucher, vient de paraître en Juillet en France à l'édition l'Harmattan et bientôt au Maroc, traitant de l'ancienne cité portugaise de Mazagan, aujourd’hui El Jadida, une ville qui a été, tour à tour - de sa création, au début du XVIe siècle, à l’indépendance du pays, en 1956 -, cité portugaise, port cosmopolite, ville française. Durant cette longue période, la ville a connu en quelque sorte trois vies, qui sont le reflet et l’illustration des ambitions successives du Portugal, de l’Europe - au travers de l’action de négociants sardes, génois, anglais, français et plus tard, allemands - et de la France sur un pays dont les richesses suscitaient convoitises et volonté d’accaparement.

En s’appuyant sur une documentation riche et variée, l’auteur s’attache à rendre vivante l’histoire de Mazagan et à décrire de manière concrète les différentes étapes de la croissance de la cité et puis de la ville. Son ouvrage se veut récit d’une aventure humaine dans le contexte d’une idéologie coloniale.

Par la relation des événements qui marquent la vie de la cité, la description des différents groupes sociaux qui composent sa population et le portrait qu’il trace de plusieurs figures représentatives de la communauté européenne de la ville, l’auteur reconstitue, de façon attrayante, l’histoire de Mazagan et, au-delà, celle du Maroc colonial.

Docteur en droit, Christian Feucher a exercé en France d’importantes fonctions juridiques dans diverses sociétés. Natif de Mazagan, ayant conservé des liens forts avec le Maroc, il a effectué de nombreuses recherches sur l’histoire de ce pays et a souhaité, par cet ouvrage, faire partager sa sympathie pour la ville qui, aujourd’hui, s’appelle El Jadida.

260 pages
Prix : 24 euros
ISBN : 978-2-296-55465-8

L'Harmattan
Édition -Diffusion
5-7, rue de l’École Polytechnique 75005 Paris
Tél. +33 01 40 46 79 22 (service de presse)
Site internet : http://www.editions-harmattan.fr
Email : presse.harmattan5@wanadoo.fr

http://dafina.net/gazette/article/mazagan-1514-1956

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serge 02/12/2013 11:03

Les noms des Juifs reconnus comme Sefarades par l'Espagne
Article | ven, 29/11/2013 - 01:35
Expulsion des Juifs d'Espagne

Les noms des Juifs reconnus comme Sefarades par l'Espagne



Le gouvernement espagnol a déclaré qu'il donnera automatiquement la citoyenneté aux Juifs séfarades, qui pourront prouver leur ascendance par un document officiel écrit, accélérant un processus qui implique actuellement qu'ils aient vécu durant deux ans dans le pays.

Les associations juives d'Espagne ont salué cette décision, bien qu'elles aient souligné qu'un décret du gouvernement n'était pas nécessaire, car beaucoup des Juifs concernés avaient déjà un droit historique à la citoyenneté.

Il y a près de 500 ans, les Juifs vivant dans la péninsule ibérique ont été forcés de se convertir au christianisme ou de quitter le pays, mais on estime que 25 à 45 000 Juifs vivent encore en Espagne à ce jour.

Voici une premiere liste ci-dessous :



PASSEZ VOTRE CURSEUR SUR L'IMAGE CI-DESSOUS POUR ACTIVER LE MENU

Termes connexes :
Judaisme
Espagne

http://www.harissa.com/news/article/les-noms-des-juifs-reconnus-comme-sefarades-par-lespagne

serge 27/11/2013 20:22

L’origine des Juifs d’Afrique du Nord, par le Professeur Yigal Bin-Nun
Article | ven, 22/11/2013 - 02:15



L’origine des Juifs d’Afrique du Nord

Yigal Bin-Nun, Professeur





Les habitants de l’Afrique du Nord sont tous à l’origine des Berbères. La conquête arabo-musulmane n’a laissé sur place que peu de soldats venus de l’Arabie et de l’Orient arabisé. Néanmoins, la civilisation arabe et la religion musulmane réussirent à s’implanter dans les villes, à les arabiser, et à les islamiser. Par contre, de grandes franges de la population autochtone sont restées berbérophones jusqu’à ce jour. Il va sans dire que la scolarisation et les media tendent à propager de plus en plus l’arabisation officielle, qui souvent s’affronte à un mouvement de renouveau berbériste. Je n’utilise le terme de berbère, que pour plus de commodité, à la place du terme plus précis, des Imazighen.

Quand à l’origine des Juifs d’Afrique du Nord, il est impératif d’élucider un mythe assez répandu dans les medias actuels. Est-il nécessaire de préciser qu’une présence juive en Afrique du Nord ne peut être possible avant l’époque romaine, pour la bonne raison qu’un judaïsme, dans le sens propre du terme, n’existait point avant cette époque ? La présence de Sidoniens, de Phéniciens ou de Puniques sur les côtes méditerranéennes n’a rien avoir avec la religion monothéiste juive. Il en est de même pour les colonies Israelites ou Judéennes à Yeb (Éléphantine) ou en Basse Égypte qui ne sont qu’un reflet du culte monolâtrique israélite de l’époque monarchique pré deutéronomiste. Par contre, avant même la destruction de Jérusalem et de son temple en l’an 70 par les Romains, et la perte de l’indépendance, une diaspora judéenne florissait déjà en Afrique du Nord, surtout à Alexandrie où fut traduite la Bible trois cent ans environ avant n. e. et en Cyrénaïque. En plus de ces Judéens, il faut prendre en compte l’attrait qu’avaient les gentils, ou les païens, pour l’antique culte judéen, ses traditions ancestrales, sa longue histoire et ses fêtes. Cet attrait engendra un vaste mouvement de conversion à la religion juive, qui fut aussi renforcé par de nombreux païens, des sebomenoï, ou des « craignant Dieu », à la marge de ces convertis, qui avaient une grande admiration pour le Judaïsme, mais qui ne s’étaient pas convertis.

L'accroissement progressif des adhérant à la secte des « partisans de Jésus », devenus plus tard, les Chrétiens, terme qui n’existe quasiment pas dans les textes du Nouveau Testament, est due entre autres au passage de la plupart de ces nouveau Juifs et des « craignant Dieu », sous les règnes des empereurs Constantin et Justinien, du Judaïsme au Christianisme, qui était moins exigeant dans ses pratiques rituelles. Il ne fait plus de doute, comme le précise Maurice Sartre, qu’un grand mouvement de conversions au judaïsme traversait tout le monde romain. Plus de 10% de la population de ce monde, surtout en Afrique du Nord et en Orient, sont Juifs, sans compter les sympathisants de cette religion. Néanmoins on ne peut parler du Judaïsme de l’époque comme d’une religion prônant un prosélytisme actif, ceci, malgré quelques judaïsations forcées en Galilée et en Judée, sous les rois hasmonéens. Mais contrairement à l’avis de l’historien Shlomo Sand et du linguiste Paul Wexler, rien ne prouve que tous ces nouveaux convertis réussirent à surmonter les pressions de l’empereur Justinien au VIe siècle, et encore plus de la conquête militaire musulmane, et restèrent juifs. Les seuls qui pouvaient, à la rigueur, s’accrocher à leur religion ne pouvaient être que les Juifs qui l’étaient par ascendance familiale, kata sarka et non par adoption tardive.

Avec l’avènement de l’Islam au VIIe siècle, la majeure partie des habitants autochtones de l’Afrique du Nord, les Imazighen, convertis d’abord au Judaïsme, puis au Christianisme, furent pratiquement tous contrains à s’islamiser. Ce qui rend très probable, à mon avis, la constatation que les seuls nord-africains qui sont restés juifs ne devaient être que ceux qui, à l’origine, avaient émigrés de la Judée et de la Galilée. Aussi, la thèse défendue par l’historien tunisien Ibn Khaldoun (1332-1406) dans son livre l'Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, selon laquelle les Berbères seraient des descendants de Cananéens ou que le personnage de Dihya el Kahina serait d’origine juive a été largement réfutée par les historiens Abdelmajid Hannoum et Gabriel Camps. Malgré le mouvement berbériste qui cherche à s'affranchir du joug de la culture arabo-musulmane, en mettant en avant les origines juives des Berbères ou l’origine berbère des Juifs nord-africains, il faut se rendre à l’évidence et ne pas prendre des mythes pour des vérités historiques.Malgré la sympathie que ressentent actuellement les Juifs d’Afrique du Nord pour certains de ces mouvements représentés dans le Web, les Juifs nord africains, dans leur grande majorité, ne seraient donc pas des Berbères convertis mais principalement des anciens Israelites et Judéens émigrés de leur pays, avant et surtout après la révolte contre les Romains.

Dernièrement, Shlomo Sand dans un livre pamphlétaire prôna l’inexistence d’un peuple juif qui à son avis fut inventé de toute pièce par le mouvement sioniste. Ce qui assez dissimulé dans son livre c’est le fait qu’il ne fait que répéter ce qu’avaient déjà dit quasiment tous les historiens du peuple juif bien avant lui. En outre, aucun historien sioniste n’a jamais prétendu que les origines des Juifs étaient ethniquement, biologiquement ou génétiquement exclusives ou que tous les Juifs devaient obligatoirement avoir des ascendants remontant aux populations des royaumes d’Israël et de Juda.Les brassages constants de populations à travers les siècles ont effacé toute possibilité d’évoquer une définition à base ethnique du peuple juif et de quasiment toutes les populations des états-nations actuelles. Il serait aussi ridicule, comme essaient de le faire certains généticiens peu scrupuleux de la rigueur scientifique, de vouloir prouver à tout prix l’existence d’un dominateur génétique commun à tous les Juifs du monde actuel.

Durant tout le Moyen âge, l’Afrique du Nord et l’Espagne ne formaient qu’un seul domaine culturel et les lettrés juifs à l’époque voyageaient facilement d’une communauté à l’autre. Ce brassage de population ne permet plus de distinction ethnique entre les Juifs d’Espagne et ceux de l’Afrique du Nord. Cependant, avec l’expulsion des Juifs d’Espagne et du Portugal, après 1492, les Juifs de la péninsule ibérique, devenue chrétienne, émigrèrent en partie en Afrique du Nord et composèrent une communauté distincte par ses origines et son particularisme. On les appelle les megorashim, les expulsés, par rapport aux toshabim, les autochtones, termes que l’on retrouve principalement dans les actes de mariages, les ketubot. Grace à ces nouveaux venus qui constituèrent une aristocratie locale, le dialecte judéo-arabe marocain, dans toute sa diversité, est encore truffé d’espagnol dans le domaine lexical. Jusqu’au XIXe siècle, on continua même de traduire à Meknès dans des textes du droit juif, dans les responsa (les she’elot u-teshubot), certains termes de l’hébreu en espagnol, pour qu’ils soient mieux compris par le lecteur.

Brève bibliographie

Camps Gabriel, Berbères, mémoire et identité, Actes Sud, Paris 2007, publié précédemment aux éditions Errance, 1987.

Hannoum Abdelmajid, « Historiographie et légende au Maghreb : la Kâhina ou la production d'une mémoire », in L’invention historiographique, Annales. Histoire, Sciences Sociales, 54e année, n° 3, mai, juin 1999, p. 667-686.

Le Bohec Yann, « Bilan des recherches sur le judaïsme au Maghreb dans l'Antiquité », Espacio, Tiempoy Forma, Série II, H. Antigua, t.6, 1993, p. 551-566.

Oufkir Raouf, Kahena la princesse sauvage, Tome I, L'impératrice des songes, Flammarion, Paris 2010

Sand Shlomo, Comment le peuple juif fut inventé, Fayard, Paris 2008

Sartre Maurice, L’Orient romain. Provinces et sociétés provinciales en Méditerranée orientale d’Auguste aux Sévères (31 avant J.-C. – 235 après J.-C.), éd. Le Seuil, Paris 1991

Schroeter J. Daniel, La découverte des Juifs berbères, in Relations Judéo-Musulmanes au Maroc : perceptions et réalités, edited by Michel Abitbol, Éditions Stavit, Paris 1997, p. 169-187

Wexler Paul,The Non-Jewish Origins of the Sephardic Jews, State Universityof New York, Albany1996



Texte d’une conférence à Marseille le Mercredi 5 mai 2010 à 19h30, Au Centre Culturel Edmond FlegJUDAÏ-CITE, 4 Impasse Dragon 13006 Marseille, diffusé à Radio JM à cette occasion
Termes connexes :
Histoire
Afrique
Afrique du Nord
Alexandrie
Maurice
PARIS
Sartre
Shlomo Sand
Yigal Bin-Nun

http://www.harissa.com/news/article/l%E2%80%99origine-des-juifs-d%E2%80%99afrique-du-nord-par-le-professeur-yigal-bin-nun

HAKIM 24/11/2013 18:07

Les grandes familles du Maroc

Par Dominique Lagarde, avec Souleiman Bencheikh et Myriem Khrouz, publié le 01/10/2011 à 08:30, mis à jour le 23/11/2011 à 15:48

Des dynasties familiales, dont l'origine remonte parfois à plusieurs siècles, sont aujourd'hui encore très présentes dans la haute administration comme dans le monde de l'entreprise.

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Les grandes familles du Maroc

Des dignitaires présentent leurs voeux au roi Mohammed VI, lors d'une cérémonie de la fête du trône a Tanger

Chakib Alami pour L'Express

Qui gouverne au Maroc ? Le roi bien sûr, mais aussi une élite fortunée dont les représentants se partagent les postes de la haute administration et la direction des entreprises publiques ou privées. La plupart de ces privilégiés appartiennent aux "grandes familles" du royaume, une bourgeoisie patricienne dont les origines remontent aux toutes premières conquêtes arabes et à la fondation de la ville de Fès. La saga de ces dynasties familiales, dont les descendants, aujourd'hui encore, dominent largement le monde de l'entreprise ainsi que la technostructure étatique du pays, est intimement liée à l'histoire du Maroc. Un universitaire marocain, Ali Benhaddou, a retracé l'histoire de ces lignées dans deux ouvrages (1) dont nous nous sommes largement inspirés.

C'est donc à Fès que tout commence. Créée en 789 par le roi Idriss Ier, la ville devient vingt ans plus tard, sous le règne d'Idriss II, le siège de la nouvelle dynastie. A l'époque, la société marocaine est rurale et féodale. A Fès, le nouveau sultan accueille dès 825 quelque 2 000 familles arabes originaires de Kérouan (Tunisie) puis, par vagues successives, et en grand nombre, des Andalous, héritiers de la riche civilisation hispano-mauresque, venant des villes espagnoles de Cordoue, Séville et Tolède. Les premiers, chassés de Cordoue par les Omeyyades, débarquent dès le IXe siècle, les derniers traversent la Méditerranée au XVe siècle après la prise de Grenade par les Rois Catholiques. A l'origine, ces grandes familles se répartissent en trois groupes distincts.
Chorfas, Oulémas et familles marchandes

Les chorfas sont des nobles appartenant soit à la dynastie des Idrissides, soit à celle des Alaouites actuellement sur le trône, soit à des clans d'aristocrates étrangers comme les Skallis, venus de Sicile ou les Irakis, originaires de Mésopotamie. Ils doivent rester à l'écart du négoce et eux seuls peuvent se faire appeler "Sidi", "Maître", ou "Moulay", "Seigneur".

Viennent ensuite les Oulémas, apparus surtout à partir du xviie siècle, qui sont des lettrés. Enseignants pour nombre d'entre eux à l'université islamique de Fès, ils apparaissent comme les garants de la tradition. Parmi les familles d'anciens Oulémas, la plus connue est sans aucun doute celle des El-Fassi dont est issu l'actuel Premier ministre. Autres grands noms connus appartenant à cette catégorie : les Bensouda, les Guennoun, les Kadiri, les Belkhayat ou les Mernissis.

Troisième groupe : les familles marchandes, de loin les plus nombreuses. A partir du XVIe siècle, elles profitent du développement du commerce international pour s'imposer. Les négociants de Fès exportent des cuirs et des tapis en Europe, importent des tissus et des produits industriels anglais. Certains vont jusqu'en Chine, en Inde ou en Perse. D'autres se spécialisent dans le commerce avec l'Afrique.
Les mariages rapprochent les clans

Peu à peu, les différences entre les trois catégories s'estompent, notamment en raison des mariages qui permettent de rapprocher les familles. Comme en Europe, les aristocrates marient leurs filles à de riches marchands en mal de prestige... Les lettrés se lancent dans le négoce, les marchands deviennent commis de l'Etat. Apparaît alors une aristocratie bourgeoise sur laquelle le Palais va de plus en plus s'appuyer. Au fil des générations, certains notables vont tirer l'essentiel de leur fortune de leur proximité avec l'Etat - les Jamai, El-Mokri ou Benslimane par exemple - tandis que d'autres privilégient les affaires - les Benjelloun, Tazi, Squalli, Filali, Kettani, Bennis, Berrada.
Les Alaoui, une famille au pouvoir

Les Alaoui descendent en droite ligne du Prophète, et plus précisément du quatrième calife de l'islam, Ali, gendre et cousin de Mahomet. La dynastie arrive au pouvoir au Maroc au début du xviie siècle lorsque Moulay Ali Cherif est proclamé chef politique du Tafilalet en 1631. Chérifs auréolés d'un grand prestige religieux, les Alaouites parviennent à détrôner la dynastie des Saâdiens. Malgré des luttes successorales parfois fratricides, ils ont réussi à se maintenir au pouvoir jusqu'à nos jours. Aujourd'hui, la famille royale joue un rôle discret mais non négligeable. Le frère et les soeurs du roi sont des ambassadeurs de bonne volonté. Le premier est souvent préposé aux cérémonies funéraires des grands de ce monde (auxquelles ne peut protocolairement pas assister le roi), tandis que les secondes sont chargées d'illustrer la politique sociale de la monarchie, à travers le financement et la gestion de nombreuses fondations. Les cousins, plus ou moins proches du roi, ne sont pas en reste.
S.B.

Au XIXe siècle, nombre de ces grandes familles abandonnent Fès afin de s'établir à Casablanca qui devient la capitale économique du royaume. L'Europe est alors en pleine révolution industrielle. Casablanca attire les acheteurs européens et développe ses activités portuaires. En outre, la conquête de l'Algérie par les Français, en 1830, a coupé Fès de ses débouchés à l'Est. C'est de cette époque que date la puissance de ceux que l'on appelle aujourd'hui encore "les Fassis de Casablanca". L'un des principaux bénéficiaires de l'urbanisation de Casablanca est Hassan Benjelloun. Marchand de céréales, commissionnaire de la compagnie de navigation Paquet, il arrive à Casablanca en 1880. Pressentant le développement futur de la ville, il investit dans le foncier et l'immobilier. Aujourd'hui encore, ses héritiers - ils seraient près de 150 - perçoivent les rentes de ses judicieux placements. L'un des plus célèbres est sans conteste Othman Benjelloun. A 80 ans, il est à la tête de l'un des plus grands groupes du pays, présent notamment dans le secteur bancaire avec la Banque marocaine du commerce extérieur (BMCE). Considéré à la fin des années 1990 comme la première fortune du pays - derrière le roi - mais entretenant des relations en dents de scie avec le makhzen (les élites proches du roi) économique, il a dû revoir à la baisse certaines de ses ambitions ces dernières années. Ce milliardaire au look british - il est surnommé sir Othy - est marié à la fille du maréchal Mezian, descendant, lui, d'une prestigieuse lignée rifaine.
Les fassis investissent la technostructure

D'autres familles deviennent les pièces maîtresses de la politique de modernisation économique voulue par le sultan Moulay Hassan Ier. En 1873, lorsqu'il accède au trône, il nomme à la tête du ministère des Finances un Bennis - un certain El-Madani. Mais celui-ci se met à dos les tanneurs, en imposant une taxe sur le marché des peaux, puis une grande partie de la bourgeoisie, qui s'insurge contre l'interventionnisme économique de l'Etat. Le souverain va leur donner raison. Pour mieux se les concilier, il fait de Mohamed Tazi son ministre des Finances. Les Bennouna, les Benchekroune - à l'origine des Bedayin, ou juifs convertis à l'islam - les Bennani, les Chraïbi, les Guessous ou les Benslimane voient aussi leur influence grandir.

Les grandes familles fassies investissent l'Etat. Pour une raison simple : celui-ci a besoin de technocrates compétents et ce sont les rejetons de ces familles qui fréquentent les meilleures écoles... En outre, les familles, qui comprennent vite tout le bénéfice qu'elles peuvent en tirer, prennent l'habitude - toujours en vigueur aujourd'hui - de placer l'un des leurs au sein de la haute fonction publique. Jusqu'en 1930, il n'existe au Maroc que deux collèges musulmans, les collèges Moulay Idriss à Fès et Moulay Youssef à Casablanca. Ils accueillent, conformément à la décision du maréchal Lyautey, des élèves choisis parmi les titulaires du certificat d'études musulmanes, un diplôme délivré par les écoles de fils de notables. La domination des notables, donc des familles fassies, dans la technostructure est ainsi confortée.

De même, et tout naturellement, ce sont ces jeunes bourgeois éduqués qui vont animer le mouvement nationaliste. A Fès, les El-Fassi, les Diouri, les Mernissi ou les Benchekroune ; à Rabat les Balafrej, Slaoui, Guérida, Jaïdi ; à Casablanca, les Benjelloun, Sebti Boutaleb, Yacoubi, tous originaires de Fès, défendent un nationalisme qui s'appuie sur l'islam et l'arabisation, symbole à leurs yeux de la reconquête de leur identité. De ce mouvement naît l'Istiqlal, le parti de l'indépendance, qui choisit de soutenir la monarchie en la personne du sultan Mohammed V. A l'indépendance, le rôle historique joué par l'Istiqlal conforte les grandes dynasties bourgeoises. Leurs héritiers fréquentent les meilleurs lycées et sont de plus en plus nombreux à intégrer les grandes écoles françaises. Diplômés des Mines, de Ponts et chaussées ou de Polytechnique, ils sont ensuite cooptés à la tête des grandes administrations, des banques, des sociétés industrielles ou commerciales et essaiment dans tous les secteurs stratégiques de l'économie. Les lendemains de l'indépendance profitent tout particulièrement aux Filali, Lamrani, Kettani, Alami... L'imbrication des pouvoirs économiques et politiques au sein de l'Etat se renforce. Les technocrates prennent le pas sur les politiques, marginalisés par la monarchie. Ahmed Guédira, le principal conseiller d'Hassan II, s'appuie en effet très largement sur ces notables diplômés et apolitiques. Ahmed Alaoui, Driss Slaoui, les frères Benhima, les El-Fassi, les Tazi, les Bennani ou les Bensouda deviennent d'inamovibles ministres, forgeant même dans certains cas de véritables dynasties politiques.
Hassan II encourage la diversification

Il faut attendre une dizaine d'années après l'indépendance pour commencer à voir émerger, dans le monde économique, quelques personnalités qui n'appartiennent pas au groupe dominant. En 1966, le contrôle des fédérations régionales des chambres de commerce et d'industrie donne lieu à une véritable révolte de la part de quelques gros commerçants soussis (les Berbères de la plaine), qui veulent en finir avec la domination des Fassis. De cette époque date l'apparition d'une classe commerçante soussie avec des hommes d'affaires comme Miloud Chaabi ou Aziz Akhannouch. Les Fassis n'en restent pas moins dominants dans la finance. Dans les années 1980, à la suite d'un rapport de la Banque mondiale qui pointe la sclérose du royaume, le roi Hassan II s'efforce d'encourager la diversification, géographique au moins, de l'élite. Des cadres non fassis sont promus. Une évolution mise en musique par son ministre de l'Intérieur Driss Basri, lui-même fils de chaouch et originaire de Settat.

Mohammed VI s'est entouré, dès le début de son règne, d'anciens camarades du Collège royal. Un recrutement diversifié, donc, pour cette garde rapprochée. Mais pour le reste, ce sont toujours les grandes familles qui tiennent l'économie et la technostructure du pays. Elles conservent le privilège de pouvoir envoyer leurs rejetons étudier dans les meilleures écoles, européennes ou américaines. Or, pour moderniser son royaume, Mohammed VI s'est, depuis son accession au trône, appuyé bien davantage sur la technocratie que sur la classe politique. Les hommes d'affaires les plus riches et les plus influents du Maroc d'aujourd'hui sont encore, pour nombre d'entre eux, des héritiers des grandes familles fassies. C'est le cas d'Anas Sefrioui, d'Othman Benjelloun, de Brahim Zniber, de Moulay Hafid Elalami ou de Mohamed Karim Lamrani - trois fois Premier ministre sous Hassan II et ex-directeur de l'OCP, qui vient de céder son groupe à sa fille Saïda -, de la famille Kettani (Wafabank et ses filiales, entre autres), ou encore de Noureddine Ayouch, publicitaire, mécène et ami du roi. Anas Sefrioui est le descendant d'une famille qui figurait déjà parmi les plus anciens habitants de Fès. Aujourd'hui à la tête du géant immobilier Addoha, pionnier du logement social au Maroc, il a débuté dans les affaires en vendant du rhassoul, cette argile utilisée pour les soins corporels dans les hammams. Brahim Zniber, originaire d'une vieille famille andalouse dont la plupart des membres auraient rejoint Salé à la chute de Grenade, est aujourd'hui l'un des principaux acteurs du secteur agroalimentaire au Maroc à travers le Holding Diana, notamment propriétaire des Celliers de Meknès, premier producteur de vin marocain. Moulay Hafid Elalami, qui se revendique d'une ascendance chérifienne - d'où l'épithète Moulay -, est l'un des hommes d'affaires les plus en vue du royaume. Après un passage par l'Omnium Nord-Africain (ONA), c'est dans les assurances qu'il a fait fortune. Il s'est depuis peu lancé dans les médias avec la volonté affichée de créer un grand groupe de presse.

Deux hommes originaires du Souss jouent aujourd'hui dans la même catégorie, sans complexes : Aziz Akhannouch, président d'AkwaGroup (qui regroupe une cinquantaine de sociétés), ministre et président de la région Souss-Massa-Draa, et Miloud Chaabi, un homme d'affaires au franc-parler atypique dont les intérêts vont de l'immobilier à l'agroalimentaire en passant par l'hôtellerie, le textile et le crédit à la consommation. Le premier, qui a hérité de son père (parti, lui, de presque rien) un groupe considéré aujourd'hui comme l'un des fleurons de l'économie marocaine, incarne, pour beaucoup, la revanche du capitalisme soussi sur l'affairisme fassi. Depuis son entrée au gouvernement, en 2007, il a gelé son activité d'homme d'affaires pour se consacrer à la politique. Récemment encarté au Rassemblement national des indépendants (RNI), il est peut-être un Premier ministre en puissance. Son épouse, Salwa Akhannouch, est à la tête du groupe Aksal, l'un des plus actifs du moment, opérant dans les secteurs du rachat de franchises, de l'immobilier et des "malls", ces centres commerciaux à l'américaine qui commencent à fleurir dans les villes marocaines.

La jeune génération est également impliquée dans la contestation de ces derniers mois (voir page 53). C'est le cas d'Omar Balafrej, considéré comme l'une des figures montantes de la scène politique et originaire d'une grande famille d'origine andalouse. Ou encore de Karim Tazi, rejeton atypique de l'une des grandes lignées fassies.

1) L'empire des sultans, anthropologie politique du Maroc (Riveneuve Editions, juin 2010), Les Elites du royaume (même éditeur, mai 2009).

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/les-grandes-familles-du-maroc_1035530.html#5SRvlI2gWISkd6kv.99
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/les-grandes-familles-du-maroc_1035530.html

NASSIM 21/11/2013 13:29

Histoire : Les raisons politiques et culturelles du départ des Juifs du Maroc
Article | mar, 19/11/2013 - 03:22



Histoire : Les raisons politiques et culturelles du départ des Juifs du Maroc



YIGAL BIN-NUN

Historien spécialiste de l'histoire des juifs marocains





Les raisons pour lesquelles les Juifs du Maroc quittèrent leur pays natal sont diverses. Cependant, elles ont toutes un rapport avec les inquiétudes concernant un avenir confiant dans le Maroc indépendant. Ce pays, sorti du colonialisme, avait une longue tradition où l’islam constituait le noyau de sa civilisation. Il posait ainsi d’emblée un problème d’incompatibilité avec l’éventuelle possibilité d’intégrer dans sa société une minorité juive. Malgré les innombrables déclarations d’apaisement, la classe dirigeante marocaine était relativement consciente de ce problème, que les pays laïques en Europe occidentale avaient tenté de résoudre avec un certain succès.

À la question pourquoi les Juifs quittèrent le Maroc au début des années 60, la cause immédiate serait une « psychose de départ ». Mais la psychose fut provoquée non pas par les émissaires israéliens qui étaient étonnés de la constater, mais plutôt par les autorités marocaines qui s’efforçaient de l'empêcher. En d’autres termes, plus les autorités marocaines créaient des difficultés pour endiguer les départs des Juifs et les exhorter à rester, plus leur désir de quitter le Maroc grandissait, de peur que plus tard ce serait irréalisable. Parallèlement, les Juifs étaient constamment angoissés par la question capitale : le Maroc indépendant pouvait il à long terme continuer à manifester sa tolérance envers eux ? Le simple doute quant à la réponse à cette question pouvait à lui seul suffire à les empresser à partir. Cela étant dit, durant l’époque indépendante du Maroc il n'y a presque jamais eu d’atteinte grave à leur condition. Néanmoins, le doute, les craintes et la panique pouvaient transformer de paisibles citoyens loyaux en émigrants potentiels, lorsque l'on porte atteinte à leur liberté de circulation.

La psychose devint une fuite qui alla en grandissant surtout dans les couches sociales défavorisées. Partout, se constituèrent des espaces vides, dans chaque quartier, dans chaque ville et village, suscitant des sensations de solitude chez ceux qui n’avaient pas encore quitté. Même les lettres pessimistes, parfois alarmantes, reçues par les Juifs au Maroc de leurs proches en Israël, décrivant les conditions pénibles de chômage et de discrimination, ne parvinrent pas à endiguer cette psychose. Tout au plus elles suscitèrent quelques atermoiements.

Parmi les ombrages portés sur l’avenir des Juifs au Maroc, le conflit israélo-arabe constitue une source non négligeable de la dégradation des relations inter communautaires. Ce conflit raviva des troubles d’ordre affectif et religieux, qui tôt ou tard auraient accru les rivalités et soulevé la question de la double allégeance qui, incontestablement, aurait mis en doute la fidélité des Juifs à leur patrie. Qui plus est, le destin juif dans les autres pays arabes était loin de constituer une source de réconfort quant à l'avenir des relations de bon voisinage entre Juifs et Musulmans dans la monarchie chérifienne.

Parallèlement à l’ingérence du conflit moyen-oriental, s'attisa un soupçon supplémentaire, celui du risque d’être privés des avantages déjà acquis par rapport à la majorité musulmane. La perte de ces avantages devait éventuellement survenir après l'adoption de l’arabisation et aurait entraîné la perte de postes de hauts fonctionnaires dans l’administration civile, postes acquis par les Juifs grâce à leurs diplômes français. Au sein de la bourgeoisie juive s’accentua une atmosphère de panique. La population juive comprit ainsi qu'on ne pouvait plus continuer à s'agripper artificiellement à la France et à sa culture dans un Maroc arabisé.

Sans la psychose des départs, les Juifs auraient pu vraisemblablement exploiter davantage les conjonctures favorables de l’indépendance et en tirer des bénéfices économiques et sociaux. Une émigration mieux programmée aurait évité aux Juifs marocains les tourments éprouvés à leur arrivée en Israël à une époque où ce pays était en récession économique et par conséquent incapable de les intégrer harmonieusement dans sa société et sa culture. Elle aurait aussi évité les vexations sociales, symbolisées en Israël par les manifestations de 1958 à Wadi Salib (Haifa) et par celle des « Panthères Noires », en 1972.

Mais le départ des Juifs du Maroc n'était pas que le résultat d'une psychose. Cette émigration doit incontestablement être perçue comme faisant partie intégrale d'un processus démographique qui commença longtemps auparavant, aussi bien dans la population musulmane que dans les communautés juives. Des migrations internes s’effectuèrent déjà au XVIIIe et XIXe siècle et accrurent sous le Protectorat français. En raison de leur statut juridique et social ce processus fut encore plus accentué dans la population juive.

Malgré les efforts déployés pour retenir les Juifs et sauvegarder leur survie dans leur pays natal, leurs méthodes ne firent qu’éveiller des soupçons. L’échec des dirigeants marocains fut d’avoir maladroitement entravé la liberté de circulation des Juifs ou en termes tabous : interdire leur émigration vers Israël. À cela, il faut ajouter, entre autres, la cuisante rupture des relations postales entre le Maroc et Israël qui asphyxia les familles juives, le dahir de la marocanisation des institutions juives, l'adhésion officielle du Maroc à la Ligue arabe et l'impuissance de ses dirigeants à faire face à l’hégémonie nassérienne et à sa propagande anti-israélienne. Malgré les réticences de la classe politique marocaine envers le nassérisme, son influence inévitable sur les masses marocaines causa l’échec des efforts sincères entrepris pour préserver la survie juive dans un pays musulman.

Les relations israélo-marocaines pourraient ainsi se placer sous le signe de l'excès de zèle. D’un coté les Israéliens se sont trop empressés pour faire sortir les Juifs, bien qu’ils n’encouraient aucun danger, et de l’autre, les autorités du pays ont trop fait pour les retenir sur place. Entre ces deux pôles, on n'accorda que peu d'attention à cette communauté tourmentée entre deux sollicitudes opposées. Ses intérêts spécifiques et ses aspirations furent refoulés au profit des deux concurrents. Les Juifs marocains n'étaient plus qu'un élément passif et inquiet, ballottés entre les parties en litige. Les événements dramatiques qui bouleversèrent leur vie se sont déroulés à leur insu, et souvent même, à l'insu de leurs dirigeants.

Faut il aussi préciser que les familles juives qui désiraient quitter le Maroc étaient bien plus nombreuses que la capacité des émissaires israéliens de répondre à leurs demandes empressées. Aucune propagande n’était donc nécessaire pour encourager leur volonté de partir. Cette opération mis fin à l’histoire d'une diaspora juive qui, arrivée en Israël, devint le plus grand groupe ethnico-communautaire de l'époque.

À partir du début février 1963, le pouvoir marocain commença à nouer des contacts directs avec des représentants agrées d’Israël, à l’insu la communauté juive. Ces contacts diplomatiques discrets avaient pour but d’obtenir de l’aide israélienne dans plusieurs domaines économiques et militaires, dans la coopération agricole et syndicale, mais aussi dans la communication, la sécurité interne et l’entrainement militaire. Ces contacts diplomatiques secrets s’établirent à la veille de la Guerre des sables qui opposa les armées marocaines et algériennes. Grace à ces contacts, restés longtemps secrets, commença dans les années soixante-dix une médiation marocaine qui déboucha aux accords de paix avec l’Égypte. Par la suite, de solides relations diplomatiques discrètes ou déclarées se tissèrent entre les deux pays. Le pouvoir marocain actuel poursuivra-t-il l’effort entrepris au passé par le roi Hassan II pour la contribution du Maroc à une solution du conflit israélo-arabe, avec l'aide de la diaspora judéo-marocaine ?

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Hanoucca des Juifs du Maroc : Textes, Recettes, Traditions et Guide Pratique
Article | mer, 20/11/2013 - 01:37

Hanoucca des Juifs du Maroc : Textes, Recettes et Traditions



La première soirée, nous commençons par allumer la bougie qui se trouve à l’extrême droite de la Hanoukia. On commence toujours par la droite dans le judaïsme, le côté de la bonté.



La recette des BEIGNETS DE HANNOUCA : SFENJ

Significations de Hanoucca

Hanoucca, la Fête des Lumières

Origine de la toupie - dreidel de Hanoucca

Hanoucca à la lumière de l'histoire

Joyeux hanouka

Hannouca : le miracle et les femmes

Histoire du miracle de Hannouca

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Hanoukiots dans le monde



CUISINE

Sfenj

LES SFENJS

La recette des BEIGNETS DE HANNOUCA : SFENJ



Recette des Latkes (Galettes de pommes de terre servies a Hanoucca)



Guide pratique de Hanouka

Comment se fait l’allumage des lumières de Hanouka

La Hanoukia :

C’est le traditionnel chandelier à huit branches que l’on allume à la fête de Hanouka.

On en trouve de très beaux (et parfois très cher) mais également de très simples. On peut très bien fabriquer sa propre Hanoukia, c’est même une très bonne activité à faire avec les enfants. Il suffit de prévoir un alignement de huit bougies + une place surélevée ou en avant pour la neuvième bougie qui s’appelle le Shamash.

Dans le cas d’une lampe à huile, toute sorte d’huile est appropriée pour allumer les lampes de Hanouka, mais l’huile d’olive reste la plus appropriée, puisque le miracle s’est produit avec de l’huile d’olive.

De nos jours, nous pouvons également allumer des bougies (invention du Moyen-Age). Les lampes ou bougies doivent brûler au moins pendant une demi-heure.

Absence de Hanoukia

La Hanoukia, bel objet sert à rendre la Mitsva plus belle selon le principe de הדור מצוה

En l’absence de Hanoukia, chandelier traditionnel à huit branches, on peut très bien se contenter d’allumer une bougie quelconque posée sur une soucoupe ou un bougeoir. On fera les bénédictions tout à fait normalement.

A l’origine, une seul bougie était allumée chaque soir pendant huit jours. Les plus zélés ont choisi d’embellir la chose en augmentant le nombre de bougies (selon le principe de Beit Hillel). Ce principe est devenu commun à tous.

On a également ajouté le Shamash, bougie supplémentaire mise en avant ou en hauteur, afin de respecter l’interdit de l’usage de la lumière de la lampe de Hanouka à des fins profanes (la lumière électrique réduit le problème).

On peut donc très bien, en cas de voyage ou de problème, faire la Mitsva en allumant une seule bougie au bord de la fenêtre en la posant sur un support quelconque.

Cependant la coutume est bien entendu de chercher à obtenir une Hanoukia (il en existe même de voyage, pliantes et toutes petites).

Allumage de la bougie

Les bougies doivent être allumées quand les étoiles apparaissent dans le ciel (approximativement 40 minutes après le coucher du soleil) et non auparavant, mais de préférence pas trop tard.

À la veille de Shabbat, les bougies de Hanouka sont obligatoirement allumées avant les bougies de Shabbat. Rappelez-vous de verser suffisamment d’huile pour garder les lampes allumées pendant la demi-heure qui suit l’apparition des étoiles. On allumera les bougies du shabbat juste après la Hanoukia. Les bénédictions restent les mêmes, aussi bien pour la Hanoukia, que pour le shabbat.

Tout allumage une fois shabbat entré (coucher du soleil), serait une transgression shabbatique grave ! Il vaut mieux ne pas allumer dans un tel cas. On ne fait pas une mitsva sur le dos d’une transgression. Faire cela, réduirait Hanouka a une simple fête esthétique, une jolie coutume sans réelle valeur. Ce serait faire passer la satisfaction personnelle et l’esthétique avant la Loi, tout ce que Hanouka cherche à combattre !

Ordre de l’allumage des bougies

La première soirée, nous commençons par allumer la bougie qui se trouve à l’extrême droite de la Hanoukia. On commence toujours par la droite dans le judaïsme, le côté de la bonté. Lors de la seconde soirée, quand une nouvelle bougie est placée à côté de la première, nous commençons à allumer la nouvelle bougie et continuons ensuite en allumant de gauche à droite. Les soirées suivantes, nous commençons également en allumant la bougie la plus « neuve » et nous continuons en allumant de gauche à droite.

Berakhot sur les bougies

a. Le premier soir d’Hanouka, trois berachot sont récitées :

1. "Lehadlik"

Barukh atah Adonai, Elohaynu, melekh ha-olam asher keed’shanu b’meetzvotav v’tzeevanu l’had’lik neir shel Hanoukka.

Béni sois-tu, Oh Seigneur, Notre Dieu, Roi de l’Univers, qui nous a sanctifiés avec Ses commandements et qui nous a donné l’ordre d’allumer les lumières de Hanouka.

2. "Sheasah Nissim"

Barukh atah Adonai, Elohaynu, melekh ha-olam she-asah neeseem la-avotaynu ba-yameem ha-heim ba-z’man ha-zeh.

Béni sois-tu, Oh Seigneur, Notre Dieu, Roi de l’univers, qui a exécuté des actes merveilleux pour nos pères, dans des jours anciens, à cette époque.

3. "Shehecheyanu"

Barukh atah Adonai, Elohaynu, melekh ha-olam she-hecheeyanu v’keey’manu v’heegeeyanu la-z’man ha-zeh.

Béni sois-tu, Oh Seigneur, Roi de l’univers, qui nous a gardés en vie, nous a soutenus et nous a permis d’atteindre ce moment.

b. A partir de la seconde soirée de Hanouka, seulement deux berachot sont récitées :

1. "Lehadlik"

2. "Sheasah Nissim "

Toutes les Berachot doivent être récitées, entièrement, avant l’allumage des bougies.

Autres coutumes et règles de Hanouka

Durant les huit jours de Hanouka on est en fête.

Les jours de fêtes ne sont pas Yom Tov et ne sont pas chômés. Il n’y a pas de Moussaf.

On rajoute un paragraphe "al hanissim" dans la Amida quotidienne et de Shabbat.

On chante chaque jour le Hallel entier (avec bénédiction), même si on est seul.

A la synagogue on sort chaque jour la Tora et on lit un extrait de l’inauguration du Mishkan dans le livre des Nombres chap 7.

Chaque soir on offre des cadeaux aux enfants après l’allumage.

Une vieille coutume est de jouer avec des toupies en souvenir du jeux des enfants juifs durant la résistance contre les Grecs.

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chams 19/09/2013 16:24

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-maghrebins-ne-sont-pas-des-141092
Les Maghrébins ne sont pas des Arabes

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Le Fantasme

Alors que la majorité des Maghrébins s'identifie culturellement aux Arabes, des études scientifiques tendent à indiquer qu'ils seraient, en très grande majorité, ethniquement Berbères.

« Comparés avec d'autres communautés, notre résultat indique que les Tunisiens sont très liés aux Nord-Africains et aux Européens de l'Ouest, en particulier aux Ibériques, et que les Tunisiens, les Algériens et les Marocains sont proches des Berbères, suggérant une petite contribution génétique des Arabes qui ont peuplé la région au VIIe ou VIIIe siècle. » ( A. Hajjej, H. Kâabi, M. H. Sellami, A. Dridi, A. Jeridi, W. El Borgi, G. Cherif, A. Elgaâïed, W. Y. Almawi, K. Boukef et S. Hmida, « The contribution of HLA class I and II alleles and haplotypes to the investigation of the evolutionary history of Tunisians », Tissue Antigens, vol. 68, n°2, août 2006, pp. 153–162).

Le verdict des chercheurs ci-dessus est sans appel : l’identité arabe (ou arabo-musulmane) du Maghreb relève plus du fantasme que de la réalité. En psychologie, « un fantasme est une construction consciente ou inconsciente, permettant au sujet qui s’y met en scène, d’exprimer et de satisfaire un désir plus ou moins refoulé, de surmonter une angoisse ». Ce fantasme, inventé par les monarchies pétrolières et leurs harkis islamistes, a été injecté dans les têtes et les esprits à une époque récente.

Bien que ces études soient basées sur des échantillons retreints, elles sont parlantes. Elles confirment ce que les historiens ont toujours affirmé : l'apport arabe est très minoritaire dans les populations maghrébines (Ibn Khaldoun, Gabriel Camps, etc.), car quelques dizaines de milliers d'envahisseurs arabes n'ont pas pu, génétiquement et matériellement, changer des millions de Berbères en Arabes.

En effet, le plus grand historien maghrébin, Ibn Khaldoun (1332-1406), l’avait depuis longtemps démontré : les Maghrébins ne sont pas des Arabes, mais ce sont des Berbères « arabisés » (mousta’arabouneمستعربون ). Historiquement et de tout temps, la culture arabe a toujours nettement distingué les Arabes (considérés comme "le peuple élu" auquel Allah a confié la mission de propager l’Islam) des non Arabes (les sujets de sonde zone, les peuples dominés). Ceux-ci sont appelés ‘Ajam, عجم , c'est-à-dire des non arabes, « des étrangers », l’équivalent des « Barbares » des Grecs ou des Romains. Les Barbares des Arabes regroupaient tous les peuples soumis par les armes : Perses, Byzantins, Berbères, Kurdes, etc. Pour ces peuples, se déclarer musulman permettait alors d’échapper à l’impôt que devait payer tout sujet non musulman. Cependant, même pour ceux qui ont opté pour la culture arabe et la religion islamique, ils restent, aux yeux des Arabes de souche, des « non Arabes ». C’est toujours le cas aujourd’hui, malgré les déclarations et les salamalecs officiels. Les Arabes de la péninsule arabique, détenteurs du label de l’arabité authentique, considèrent les Maghrébins avec une certaine condescendance. Nous avons vu comment, sous le prétexte que les « chiffres arabes » avaient été conçus par des Maghrébins, des non Arabes, les seuls pays au Monde qui ne les utilisent toujours pas sont des pays arabes du Moyen Orient !

Le Maghreb leur est aussi étranger que la Papouasie ou le Zoulouland.

A- Génétique : Adn et généalogie ou l’histoire de nos ancêtres

A partir d’un simple prélèvement salivaire, les généticiens sont désormais en mesure de retracer l’histoire des migrations des ancêtres de tout individu. Leurs techniques sont si performantes qu’elles permettent de remonter jusqu’à la préhistoire, soit 900 ans avant Jésus-Christ, juste avant l’arrivée, en 814 av. J.C., de Didon/Elyssa, fondatrice et reine de Carthage.

C’est au travers de l’haplogroupe que les généticiens sont capables de remonter la lignée généalogique sur autant de décennies. Les haplogroupes peuvent se définir comme les branches de l’arbre généalogique des Homo Sapiens, ils représentent l’ensemble des personnes ayant un profil génétique similaire grâce au partage d’un ancêtre commun.

On distingue deux sortes d’haplogroupe, le premier étant d’ADN mitochondrial et le second le chromosome Y. L’ ADN mitochondrial (ADNmt) est transmis de la mère à ses enfants (fille et garçon), l’haplogroupe ADNmt réunit les personnes d’une même lignée maternelle. Le chromosome Y est transmis uniquement du père vers son fils, l’haplogroupe chromosome Y se compose des hommes partageant un ancêtre de la lignée paternelle.

Grâce à l’identification des haplogroupes et à leur comparaison entre populations, il est possible de connaître, avec une certitude relative, les déplacements migratoires réalisés par des peuples. Ces techniques permettent donc de déterminer la zone géographique dans laquelle nos ancêtres vécurent.

Lignée paternelle maghrébine : l'ADN du chromosome Y

Les principaux haplogroupes du chromosome Y des Maghrébins (berbérophones et arabophones) les plus courants sont : le marqueur berbère E1b1b1b (M81) (65 % en moyenne) et le marqueur arabe J1 (M267) (15 % en moyenne). Plus de 80 % des Maghrébins y appartiennent.

E1b1b1b est le marqueur berbère. Il est caractéristique des populations du Maghreb. Dans certaines parties isolées du Maghreb, sa fréquence peut culminer jusqu'à 100 % de la population. Ce haplogroupe se retrouve aussi dans la péninsule Ibérique (5 % en moyenne) et à des fréquences moins élevées, en Italie, en Grèce et en France.

J1 est un haplogroupe « sémitique » très fréquent dans la péninsule arabique, avec des fréquences avoisinant 70 % au Yémen. J1 est le marqueur « arabe ». 20 % des Juifs appartiennent aussi à J1. On en conclut que l'origine des Arabes est le Yémen. Le marqueur arabe se retrouve aussi en Turquie, en Europe du Sud et en France.

D'après les données du tableau intitulé "Lignée paternelle : l'ADN du chromosome Y" figurant dans l'article de Wikipédia relatif aux Maghrébins, nous avons calculé que, en moyenne, chez les Maghrébins, le marqueur berbère est majoritaire à 59,6%, et que le marqueur arabe est minoritaire à 20,6%.

Lignée maternelle : l'ADN mitochondrial

Selon le même tableau cité ci-dessus, les études montrent que la structure génétique mitochondriale générale des populations du Maghreb est composée majoritairement d'haplogroupes (H, J, T, V...) fréquents dans les populations européennes (de 45 à 85 %), d'haplogroupes L (de 3 à 50 %) très fréquents dans les populations sub-sahariennes, et d’autres haplogroupes très minoritaires.

Conclusions de la génétique

En moyenne, le Maghrébin est donc, globalement :

- à 60% d'ascendance berbère et à 20% d'ascendance arabe du côté paternel,

- à plus de 50% d'ascendances diverses, qu'il partage avec les Européens, du côté maternel.

Les défenseurs de l’hégémonie, voire même de l’exclusivité du caractère arabo-musulman du Maghreb, tentent de gommer de la mémoire collective toutes les autres composantes de l’identité nationale ou maghrébine et d’imposer une conception extraterritoriale de l’État nation, en l’occurrence la Oumma islamique, cet ensemble mou et informe, prélude à la dissolution de la Tunisie, de l'Algérie et du Maroc dans un califat archaïque et cauchemardesque. Mais là où le bât blesse encore plus, c’est que, alors que la plupart des sociétés modernes s’orientent vers le multiculturalisme et vers l’ouverture, le "monde arabe" semble à la recherche d’une pureté identitaire chimérique et complètement fantasmée.

B. L'héritage linguistique maghrébin

La langue berbère de nos premiers ancêtres maghrébins est devenue minoritaire aujourd'hui : quasiment éradiquée en Tunisie et en Libye, elle est encore vivante au Maroc et en Algérie.

Les Maghrébins actuels parlent, en majorité, une langue commune, la darija ou derji. Cet ensemble de parlers populaires est appelé maghribi par les linguistes, ou langue maghribia ou maghrébia. La Maghrébia est une langue issue du « mariage » des langues berbère et punique. Ces deux langues sont relativement proches car elles font partie de la famille linguistique chamito-sémitique. Elles sont aussi, historiquement, très antérieures à la langue arabe, la langue du Coran, dont la première preuve écrite indiscutable date du septième siècle (les plus vieux feuillets du Coran, visibles à la Bibliothèque Nationale de France, dateraient de 34 ans après l’hégire). La langue maghrébia précède donc la langue arabe de plus mille ans : affirmer que la Maghrébia découle de l’arabe est donc un « non sens » historique. Voir, pour plus de détail, notre article intitulé « La langue maghrébia date de plus de 25 siècles ».

Comme, par ailleurs, la langue phénicienne et la langue arabe sont des langues sémitiques, elles ont beaucoup de termes communs ou phonétiquement voisins. D’ailleurs les noms de beaucoup de lettres de l’alphabet arabe sont les mêmes en punique et signifient la même chose. Autrement dit, les langues maghrébia et arabe, issues du même ancêtre sémitique, sont des langues cousines, comme le sont par exemple l’espagnol et l’italien. Cet aspect linguistique explique pourquoi « l’arabisation » de la Berbérie s’est faite rapidement et facilement. En fait d'arabisation, les populations punico-berbère des villes et des côtes parlaient déjà la Maghrébia, une langue très proche de l'arabe. Avec les conquêtes arabes, la Maghrébia s’est enrichie de l’apport arabe, mais elle reste une langue distincte de l’arabe : lorsque deux Maghrébins parlent entre eux, un Saoudien ou un Syrien aura du mal à les comprendre.

Depuis ces temps préhistoriques, cette langue maghrébia - tant méprisée par les autorités politiques maghrébines, toutes tendances confondues - perdure et continue à vivre. Malgré toutes les lois et toutes les déclarations pompeuses, la langue arabe n’a jamais été et ne sera jamais la langue maternelle de quiconque, y compris à la Mecque, son lieu de naissance officiel. Elle ne perdure que grâce à deux phénomènes :

(1) c’est la langue du Coran et de la liturgie islamique ;

(2) par la volonté politique des gouvernements des pays arabes.

Hannibal Genséric

http://numidia-liberum.blogspot.com/2012/08/identite-maghrebine-la-genetique.html



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