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Le blog de:  azizsalaheddine@hotmail.com

LES JUIFS DE MAZAGAN - ELJADIDA

17 Mai 2012 , Rédigé par saladin Publié dans #JUIFS

linkhttp://www.dafina.net/gazette/video/les-juifs-de-mazagan-eljadida

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shalom 27/09/2012 14:24


http://www.youtube.com/watch?v=rZ1JOuAEcsc&feature=player_embedded


et


http://www.youtube.com/watch?v=ztY8KyEg9Mw&feature=player_embedded

TOLEDO 21/06/2012 11:34


Pessah des Juifs du Maroc : Coutumes, Recettes, Textes et Traditions



Article | ven, 23/03/2012 - 08:04




 



Pessah des Juifs du Maroc : Coutumes, Recettes, Textes  et Traditions



 





 





Date : debute le 15 Nissan et dure 7 jours (8 jours en dehors d'Israel) 
Cette annee :
1er seder : vendredi 6 avril 2012 au soir 
2 eme seder : samedi 7 avril 2012 au soir
Fin de Pessah et Mimouna en Israel : 13 avril au soir
Fin de Pessah et Mimouna en dehors d'Israel : 14 avril au soir


PESSAH



Envoi de membres du forum, collection privee


Pessah signifie « passer par-dessus » en hebreu. Ce nom vient rappeler qu'au cours des Dix Plaies infligees aux Egyptiens, Dieu envoya un ange pour tuer tous les
premiers-nes egyptiens mais qu'il « passa au-dessus » des maisons des Hebreux et les preserva


Pessah commemore l'Exode des Hebreux hors d'Egypte. Ainsi que le decrit le Livre de l'Exode, Pessah marque la naissance du peuple Juif, apres la liberation du joug
pharaonique et le don de la Torah a Moise sur le mont Sinai. 





Les principaux commandements associés à cette fête sont :



l'interdiction de manger toute nourriture contenant du Hamets : sont Hamets tout ce qui est fabriqué à partir du blé, de l'avoine, de l'orge, du seigle et de l'épeautre ainsi
que de la levure.,


le Seder et  la lecture de la Haggada qui comporte le récit de la sortie d'Égypte, le fait de manger de la Matsa et des herbes ameres, le fait de boire les 4 coupes, la
lecture du Hallel etc...



Au Maroc, avant le Maguid, le chef de famille portait le plateau du Seder et le passait au-dessus de la tête des convives en disant :


BIBHILOU YATSANOU MIMITSRAYM, HALAKHMA ANIA BENE KHORIMS.


La coutume était egalement de lire la totalité de la Haggada en judéo arabe le deuxième soir du Seder pour que tout le monde en comprenne la signification.


Par rapport aux coutumes culinaires, elles different d'une ville a l'autre. Elles restent cependant liees aux legumes de saison : les truffes blanches ou terfass, les feves, les
artichauts piquants.












Bonne fete a tous !!!!!!!



Haggada imprimee a Casablanca - envoi Echkol


 


 Prieres de Pessah en Judeo-Marocain, par Arielle


Haggada de Pessah chantee par Jo Amar 


Haggada de Pessah en Judeo Arabe chantee par Rav Avraham Yossef
Ouziel


HAGGADAH de Pessah en Judéo-Arabe par Itshak
Jacques BENSOUSSAN


Hagadda en Berbere


Had Gadyia en judeo-arabe marocain


Pessah a la marocaine Bibhilou




Pessah au Maroc


ÔMERGRAMME pour vous aider à
effectuer le décompte du ''Ômer"


Had Gadya En Arabe et en Arameen, par une chorale mixte de
Jaffa


Video expliquant la fete de Pessah en
danses et silhouettes


FLASHMOB MATZAH


 


FORUM SUR PESSAH


Histoire de mon enfance : Pessah, par Albert Ettedgui


Pessah par Fiby Bensoussan


Pessah a Fes par Fortune Papagouras


Coutume de la Mindara ou Jalota ou Tameskart


Agneau aux terfass, par Arielle



Agneau aux terfass envoi Clementine


Recette du Harosset


Soupe de feves de Paques


Autres recettes pour Pessah


Recette des Fritèches de Pessah


 


LA MIMOUNA


http://dafina.net/gazette/article/pessah-des-juifs-du-maroc-coutumes-recettes-textes-et-traditions










 




 




TOLEDO 21/06/2012 11:29


Maroc, Terre des Saints, par Elie Azoulay



Article | mer, 20/06/2012 - 06:16




 




Maroc, Terre des Saints, par Elie Azoulay


       Si les juifs marocains ont en partie perdu leur appartenance et leur attaches          d'origine, ils ne doivent
pas pour autant oublier leur histoire et leur mémoire.  Pour ma part, en cherchant à écrire sur la vie de nos saints et saintes, j'ai pu renouer avec une identitée effacée.


C'est l'aventure de la vie de nos saints et de la culture juive -aventure qui a façonné une certaine partie de l'histoire du Maroc et du judaïsme - que cet ouvrage s'emploiera à illustrer.
Du nord au sud et de l'est à l'ouest, nos sages nous ont légué, par le fruit de leurs sacrifices, la préservation de notre patrimoine, même si certaines de ses richesses sont à jamais
disparues


Ce livre est une rétrospective de l'histoire de 46 saints et de 23 saintes qu'il m'a fallu choisir, non sans peine, parmi les 656 recensés sur tout le territoire marocain.
Il se veut aussi une étude sur la grande diversité des types humais et des comportements culturels qui n'ont d'égal que les contrastes frappants entre les grandes citées ouvertes sur le
monde occidental et les villages antiques e l'Atlas, où la culture berbère servait de support aux valeurs et aux pratiques juives et musulmanes


Tout au long de l'écriture de cet ouvrage, le fruit de mon travail m'a mené à la recherche de ma mémoire. Je ne connaissais que par bribes l'histoire de nos saints et voilà que, durant ces
trois années d'investigation, la fascination s'est emparée de moi et, jusqu'à la dernière lettre, ne m'a point lâchée. Mon plus grand désir est de voir ceux qui, comme moi, ont la mémoire
brisée ou sont stigmatisés dans leur identité ressentir le même enchantement et être en mesure, grâce à ce livre, d'approfondir leurs connaissances


Si ce recueil atteint la jeunesse issue de parents marocains, qui ne connaît du Maroc et de ses saints que très peu de choses sinon rien; s'il atteint cette génération totalement assimilée
aux us et coutumes du pays de sa naissance et prédestinée à être le maillon nécessaire pour la sauvegarde de notre identité et de notre patrimoine juif marocain, alors mes années de travail
acharné n'auront pas été vaines. J'aurai atteint mon but et j'en tirerai ma plus grande satisfaction.


Pour plus d'informations ou pour le commander cliquez ici




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http://dafina.net/gazette/article/maroc-terre-des-saints-par-elie-azoulay


toledo 21/06/2012 11:26


l etait une fois le Maroc : LES BERBÈRES, par David Bensoussan




Article | dim, 17/06/2012 - 20:00




 




Il etait une fois le Maroc : LES BERBÈRES, par David Bensoussan


 


 


Pourrait-on faire une digression et discuter de l'identité et de l'origine des Berbères?


L'Afrique du Nord ou Maghreb se compose du Maroc, de l'Algérie, de la Tunisie ainsi que de la Libye : tous ces pays ont été peuplés à l'origine par des tribus berbères et ont
subi l'influence de colonisations diverses : carthaginoise sur le littoral maghrébin, grecque en Cyrénaïque, romaine, vandale et byzantine dans toute la partie Nord de l'Afrique
jusqu'à l'Atlantique et enfin l'arabe jusqu'au Sahara. Rarement la Berbérie a été unie : des guerres tribales incessantes ainsi qu'un esprit d'indépendance farouche ont
fait que les tribus berbères se sont laissé dominer par d'autres puissances tout en maintenant leur autonomie dans les régions intérieures; seule l'invasion arabe parviendra à
assimiler graduellement les Berbères, quoiqu'incomplètement.


Que sait-on sur leur origine?


De nombreux historiens berbères et arabes (Ibn Khurdabhbih et Ibn Abd Al-Hakam au IXe siècle, Al-Tabari et Ibn Hawqal au Xe siècle, Idrissi au XIIe siècle et Ibn Khaldoune au
XIVe siècle) attribuent aux Berbères une ascendance cananéenne. Les Berbères seraient venus en Afrique du Nord après que David eut vaincu Goliath. Une hypothèse plus ancienne
avancée par Moïse de Corène et Procope voudrait que les habitants du Canaan fussent arrivés en Afrique du Nord après la conquête du Canaan par Josué.
Ceci rejoint une hypothèse talmudique similaire et encore plus ancienne selon laquelle des peuplades cananéennes auraient émigré en Berbérie après la conquête du Canaan par les
Hébreux (Sanhedrin 94-71, Lévitique Rabba 17, Tossefta Shabbat 18, Yebamot 63-2, etc.). Certains situent les Berbères au sein de la généalogie biblique : ils descendraient
des Kaslouhim, fils de Mitsraïm fils de Cham fils de Noé (Al-Souli Xe siècle).
D'autres (Ibn A-Kalbi, IXe siècle) ont attribué aux branches des Ketama et des Sanhadja une origine yéménite et il est probable que cette hypothèse ait germé dans l'esprit de
ceux pour qui la légitimité du pouvoir ne pouvait être accordée qu'à une lignée de nobles. En Espagne médiévale, des historiens arabes (dont Ibn Hazm du XIe siècle) rejetèrent
cette dernière hypothèse. Ce débat se tint à l'époque où Arabes et Berbères étaient en conflit. Toutes ces théories sont nourries par des légendes locales qu'il est
difficile de corroborer avec un degré de certitude satisfaisant.


Qu'en est-il des grandes familles berbères?


Il faut préciser que dans les recueils historiques, il n'y a pas de filiation unique sur laquelle il y ait unanimité. Il faut donc avancer avec précaution dans ce domaine.
L'hypothèse la plus courante est que les Botr nomades et les Beranès sédentaires descendraient d'un ancêtre commun Berr. Aux Botr se rattacheraient entre autres tribus les
Zenata, les Nefoussa, les Miknaça, les Mediouna, les Louata et les Maghraoua. Aux Beranès se relieraient les Masmouda, les Auréba, les Ketama, les Sanhadja, les Aurigha,
les Mesrata et les Lemta. Ceci est une présentation très simpliste de la généalogie berbère, car son traitement dans ces pages serait exhaustif. Contentons-nous de cette
première classification pour l'instant.


Qu'en est-il de la langue berbère?


De façon générale, on établit la différence entre trois regroupements linguistiques : celui du Rif (tarifit) dans le Nord, celui du Haut et Moyen Atlas ou tamazigh (tamazight)
ainsi que celui de l'Anti-Atlas et du Sous, le chleuh (tachelhit). Ceux qui ont tenté de faire des rapprochements entre les langues berbères (kabyle, rifain,
tamazigh, chleuh ou targui) et les autres grands groupements linguistiques indo-européens, sémitiques ou chamitiques, n'ont jamais pu aboutir à une conclusion
satisfaisante. En fait, la formation de la langue berbère constitue une énigme non résolue.


Que sait-on de la Kahéna?


Avant l'arrivée des Arabes, de nombreuses populations berbères étaient christianisées et d'autres judaïsées. Tout d'abord, les tribus christianisées dirigées par Koceila
s'opposèrent à l'invasion arabe puis ce fut au tour des tribus judaïsées dirigées par la reine judéo-berbère connue sous le nom de Kahéna (prêtresse) de continuer la lutte
contre l'envahisseur arabe. Il est possible que l'indifférence des tribus christianisées envers les lois antijuives décrétées par les Byzantins ait empêché la formation
d'un front uni avec les Juifs judaïsés. La révolte berbère fut longue et ardue. Les Arabes étaient sur le point de se replier lorsqu'une ultime victoire leur permit de conquérir
l'Afrique du Nord, puis l'Espagne des Visigoths mais cette fois-ci, avec l'appui des Berbères et des Juifs. Plus que tout autre, la Kahéna a incarné l'affirmation berbère
et elle continue encore de représenter un symbole identitaire des Berbères qui veulent faire reconnaître officiellement leur langue dans le contexte de plus en plus arabisé de
l'Afrique du Nord d'aujourd'hui. On peut trouver dans les écrits du linguiste et historien kabyle Boulifa Si Amar-ou-Saïd (1865-1931) dont les notes de voyage au Maroc en 1904
ont été préservées, une lecture berbère de l'histoire de l'Afrique du Nord. Cette dernière contraste tant avec les simplifications et les condescendances des voyageurs et
des écrivains français du tournant du XXe siècle qu'avec le discours islamo-arabisant qui a été celui de nombreux nationalistes nord-africains après la Seconde Guerre mondiale.


Y a-t-il eu amalgame entre islamisation et arabisation?


Bien qu'en théorie, être musulman ne signifie pas être arabe ou même arabisé, dans le cas de l'Afrique du Nord, l'arabisation fut très importante considérant que le nombre
d'envahisseurs arabes ne dépassa pas quelques dizaines de milliers et que la population berbère comptait plusieurs millions.


Du temps des Romains, il y avait une société latinisée à l'intérieur du limes. L'influence des Byzantins ne fut pas aussi grande, parce qu'elle fut centrée sur Carthage et
qu'elle fut diminuée suite au schisme donatiste et à l'invasion des Vandales en 429. Les Arabes défirent les Byzantins, puis le chef des tribus christianisées Koceila et enfin
la reine des tribus judaïsées, la Kahéna. Les Berbères se rallièrent aux Arabes pour conquérir l'Espagne. La conversion était aisée car elle consistait à répéter une
formule de foi qui par ailleurs, exemptait les populations de la taxe de la jiziya imposée aux non-Musulmans. La conversion des Berbères fut peut-être facilitée par le retour
des otages islamisés et arabisés que les Arabes prirent parmi les princes berbères.
Mais ce processus de conversion connut plusieurs soubresauts. L'historien Ibn Khaldoune affirme que les Berbères abjurèrent l'islam douze fois avant de se convertir
définitivement. On pourrait voir dans la révolution kharidjite du VIIIe siècle, laquelle soutenait qu'il n'était pas nécessaire d'être descendant du Prophète pour devenir Calife
une forme d'affirmation berbère. Précisons que l'arabisation de l'Espagne aurait pu jouer un rôle important dans l'arabisation des Berbères et que l'invasion des tribus
hilaliennes au XIe si




COHEN 07/06/2012 12:18


http://dafina.net/gazette/article/juifs-marocains-%C3%A0-montr%C3%A9al-t%C3%A9moignages-d%E2%80%99une-immigration-moderne-marie-berdugo-cohen-yolande


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Juifs marocains à Montréal Témoignages d’une immigration moderne : Marie Berdugo-Cohen, Yolande Cohen et Joseph Lévy




Article | jeu, 31/05/2012 - 02:43




 




Juifs marocains à Montréal Témoignages d’une immigration moderne : Marie Berdugo-Cohen, Yolande Cohen et Joseph Lévy


En moins de trente ans, la communauté juive la plus nombreuse du Maghreb s'est disloquée à la suite de l'émigration de la presque totalité de ses membres. Le départ de ces trois cent
mille personnes du Maroc est d'autant plus frappant qu'aucune répression ouverte ne les a obligées à partir.
Peut-on alors donner un sens à un exode aussi massif ? Le parti pris de cet ouvrage est de souligner la diversité des options que ces individus ont mises en balance avant d'émigrer. En
abordant l'étude d'une partie de cette communauté qui est venue s'installer à Montréal, on mettra en relief les facteurs endogènes et exogènes de cette émigration. Ces témoignages, qui
illustrent des choix douloureux, donnent leur ancrage individuel au cheminement de chacun ; ils montrent bien sur quelles aspirations cet exil s'est construit. Nous avons voulu insérer
cette vision forcément personnelle et restreinte de l'histoire dans un contexte plus global qui permettra de mieux situer les divers itinéraires.
Le choix de l'émigration relève de motivations complexes et peu quantifiables. Dans le cas des juifs, minorité religieuse souvent contrainte à trouver de nouveaux refuges, l'exil est
entendu comme une seconde nature, qu'on déplore mais qu'il faut néanmoins constater. Pourquoi chercher ailleurs le sens d'un départ qui semble être inscrit dans une séquence donnée
d'avance ? C'est qu'à ce statut d'éternel réfugié, de juif errant, l'histoire des juifs en terre d’Islam oppose une réalité plus continue, une implantation plus tenace. Mille ans de vie
juive au Maroc ne peuvent être réduits à une péripétie dans une longue suite d'exils. Elle constitue un enracinement, une identité, une histoire particulière. Pourtant, c'est une rupture
brutale qu'il s'agira d'analyser. Car de la compréhension de cette séquence dépend la possibilité de dénouer quelques-unes des tensions qui traversent la communauté juive du Maroc.
L'émigration qui marque la fin de l'existence d'une communauté juive au Maroc renvoie à un autre niveau au problème de l'identité de ce groupe en diaspora. Ayant, au cours des siècles de
coexistence plus ou moins agitée avec les arabes, conservé les traditions ancestrales, comment les juifs marocains les aménagent-ils pour entrer dans le siècle ?
Marie Berdugo-Cohen, (et al.) Juifs marocains à Montréal (1987) 10
Comme c'est le cas souvent pour l'émigration en cette fin de XXe siècle, l'adaptation au pays d'accueil coïncide avec l'adoption de nouvelles expressions de l'identité. Pour les juifs
marocains, la forme traditionnelle de l'identité, liée aux écritures rabbiniques et à la communauté, se trouve largement entamée par la colonisation française. Elle coexistera de façon
d'abord prépondérante, puis plus discrète, avec l'inscription laïque de l'identité dont Israël, le sionisme et la famille seront les vecteurs. Un tel transfert d'influence signifie des
remaniements majeurs dans une communauté. De manière assez semblable à certains autres groupes touchés par de telles transformations, la communauté juive du Maroc réagit assez logiquement
: ne pouvant exercer de pouvoir séculier dans un système politique et social traditionnel, elle « choisit » de partir.
C'est notre deuxième hypothèse : les transformations sociales et politiques contribuent à modifier sensiblement la formulation de l'identité de ce groupe qui ne sent plus la nécessité de
la protection marocaine pour s'affirmer. Il peut alors envisager le départ comme une étape dans son affranchissement, un pas dans la conquête d'une nouvelle expression de soi. On verra
dans les pages qui suivent comment ces lignes de force traversent les comportements collectifs, pondérées à chaque fois par des pratiques contradictoires, des ambitions utopiques, des
nécessités impérieuses.
Reste à savoir pourquoi Montréal, pourquoi le Canada ? Contrairement aux autres destinations qui correspondent à des attractions compréhensibles – Israël est le référent religieux, la
France le référent culturel surimposé par la colonisation –, le départ pour le Canada arrive tardivement, alors que la majorité des juifs sont déjà partis du Maroc. Ce choix s'impose en
quelque sorte comme une solution de rechange aux deux autres destinations – dont la rumeur rapporte qu'elles sont difficiles. Le Canada au contraire apparaît auréolé du mythe de
l'Amérique, de la liberté et de l'argent.
Pour cette moyenne bourgeoisie des villes, rebutée par les perspectives d'une insertion peu valorisante en Israël et trop niveleuse en France, le Canada s'impose d'autant mieux qu'elle en
ignore les réalités. Chérissant l'espoir de monnayer à la hausse une culture française dûment adoptée, ces familles des grandes villes du Maroc décident de partir voir ce qui s'y passe.
Éclaireurs et pionniers, ces groupes ouvrent la voie à de nombreux groupes qui, au plus dur des événements de 1965-1967 au Maroc, les rejoignent parce que le Canada, c'est encore le plus
sûr des refuges.
Mais les problèmes ne font alors que commencer. À travers le prisme des trajectoires individuelles se lisent les ambivalences qui accompagnent le déracinement. Nous avons choisi
d'illustrer ces problèmes en exposant l'imaginaire et la réflexion intime que des individus bien ordinaires se font de
Marie Berdugo-Cohen, (et al.) Juifs marocains à Montréal (1987) 11
leur existence 1. Tout en évitant soigneusement de généraliser à partir de vignettes profondément ancrées dans l'histoire individuelle, on peut tirer quelque instruction à s'y confronter
2. Acteurs forcés à une certaine distance par l'observation, nous proposerons quant à nous une lecture de ces récits. Il va sans dire que les conclusions qu'elle nous inspire ne doivent
pas être imputées aux informateurs qui ont bien voulu s'ouvrir à nous, mais plutôt à notre propre vision des choses. Quant aux six récits de vie présentés ici, ils traduisent la logique
d'individus qui, pris au miroir de leur propre aventure, ont




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