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Jorf Lasfar/Environnement: Les habitants et la compagnie face à face

9 Juillet 2010 , Rédigé par saladin Publié dans #Doukkala-Sidi bennour-...

 

Envoyer à un amiImprimer cet article Un nouveau plan d’aménagement à l’étude     Jorf Lasfar/Centrale thermique Le projet d’extension impacte-t-il l’environnement?
Jorf Lasfar/Environnement: Les habitants et la compagnie face à face
 
· Une consultation publique est ouverte

· Dissipation des doutes et des rumeurs


· Jlec conforme à toutes les normes


L’heure est à la confession. Jlec (Jorf Lasfar Energy Company) prête l’oreille. Les Jdidis s’expriment. C’était à l’occasion de la tenue de la consultation publique, lundi dernier, au siège de la province d’El Jadida, et qui reste ouverte pour cinquante jours. La fameuse consultation publique est devenue un point de procédure préalable à tout grand projet pouvant avoir un impact sur l’environnement. Justement, cette écoute vient à point nommé, Jlec s’apprêtant à lancer l’extension de la centrale thermique de Jorf Lasfar. La compagnie entend, en effet, construire, sur 30 mois, deux autres unités de production électrique, d’un coût de 13 milliards de DH, qui viendront s’ajouter aux quatre unités existantes.
Elus des communes rurales du lieu d’implantation de Jlec, associations s’activant dans le domaine de l’environnement, universitaires et simples citoyens étaient conviés à donner leurs avis sur l’étude d’impact environnemental de la construction de deux nouvelles stations de production de l’électricité à la centrale thermique de Jord Lasfar. La consultation publique permet de dissiper beaucoup de malentendus, de mettre fin aux rumeurs et aux idées reçues.
Certains expriment leur mécontentement: «A quoi cela sert de nous réunir pour donner notre avis alors que Jlec a déjà présenté l’étude au Comité national de l’environnement et a eu son feu vert». Remarque qui laisse à croire que Jlec outrepasse les instances locales. Mais il n’en est rien en réalité. «La loi impose que pour les études d’impact des projets qui coûtent plus de 80 millions de DH, c’est le Comité national de l’environnement qui doit en être saisi», indique un cadre de la compagnie. C’est ce comité qui donne «l’acceptabilité environnementale».
Les habitants et les élus, notamment des communes rurales Moulay Abdellah et Sidi Abed (une population de près 45.000 habitants) qui sont voisines de la centrale thermique et qui sont les plus exposées, ont tout étalé sur la table. Les cendres volantes sont leur bête noire. Ce sont des déchets qui proviennent de la combustion du charbon. 80% de ces cendres sont vendues aux cimenteries. Le reste dont les caractéristiques ne répondent pas aux exigences de l’industrie du ciment est acheminé vers des sites de stockage.
Mais, et c’est là que le bât blesse, le transport de cette matière polluante ne se fait pas dans les normes. «Les murs de nos maisons, nos vêtements, nos enfants et même nos assiettes se couvrent de cendres et d’autres particules. Nous avons aussi constaté l’apparition d’allergies». Certes, ce n’est pas Jlec qui effectue le transport, mais des sous-traitants. Ces derniers ne respectent pas les clauses du cahier des charges et transportent les cendres polluantes à découvert. Le DG de Jlec a donné ses instructions pour que les choses rentrent dans l’ordre.
L’étude d’impact réalisée par l’espagnol Socoin recommande, à juste titre, que «les camions qui transportent des matériaux terreux doivent être recouverts de bâche ou de tout autre type de dispositif pour éviter la dispersion des particules. Le dispositif doit couvrir la totalité de la benne».
Les cendres qui se dégagent de la combustion du charbon sont de l’ordre de 400.000 tonnes par an. Seulement 5 à 10% des cendres sont stockées. «De 1997 à 2010, la capacité de nos sites de stockage est utilisée à hauteur de 15% à peine». Un cadre de Jlec ajoute une autre raison qui conduit au stockage contrôlé: «Outre les 5% des cendres qui ne sont pas adaptées à l’usage des cimenteries, nous sommes contraints, parfois, à la conservation de ces déchets dans nos propres sites contrôlés quand les employés des sous-traitants sont en grève».
Certaines associations ont soulevé la problématique qui est de nature à déposer les particules sur les lieux habités. D’autant plus que Douar Oulad Zayd Chrarda est à 400 mètres de la centrale thermique. «Vous devez prendre en considération ce paramètre», souligne un associatif. «En vue de bien cerner la diffusion qui dépend des caractéristiques des polluants, de la source émettrice et des conditions météorologiques existantes, nous avons adopté une modélisation viable qui couvre non seulement l’hiver mais toute l’année».


Impact négatif


Les habitants de Jorf Lasfar parlent de beaucoup de maux. Ils font état de maladies respiratoires, d’allergies, de fissures dans les maisons à cause du bruit, de la disparition de bon nombre d’espèces de poissons, de plantes, qui constituaient jadis le gagne-pain des populations.
Jlec dit que «ces influences négatives ne sont pas dues à ses activités, qu’elle procède à des contrôles très précis et très sévères et qu’elle consacre un milliard de DH pour la protection de l’environnement et 1,5 million de DH annuellement pour le suivi. D’où vient alors cet impact négatif sur la santé des hommes et leurs milieux? Difficile à dire. Jorf Lasfar est une zone industrielle où plusieurs industries polluantes se sont installées et il est difficile de faire le tri des responsabilités.
http://www.leconomiste.com/
Ali JAFRY

 
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