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Le blog de:  azizsalaheddine@hotmail.com

Investissements publics: Le détail par région

23 Novembre 2009 , Rédigé par saladin Publié dans #Actualités

 
Une enveloppe de plus de 121,5 milliards de DH

· 5 grands pôles raflent les deux tiers


· Eau, formation, habitat, plans sectoriels, les mieux servis


Colossal le montant d’investissement public à répartir entre les 16 régions du Royaume au titre de l’exercice 2010. Plus de 121,5 milliards de DH bénéficieront, en effet, aux divers projets retenus au niveau régional. Formation, eau, habitat, secteurs socio-économiques, infrastructures de base, culture et sport sont concernés. En clair, beaucoup de contrats en perspective pour les entreprises.
Par ailleurs, il s’agit pour certaines régions des déclinaisons du plan Emergence, alors que l’ensemble est concerné par le plan vert ou encore le plan d’urgence pour la formation. Mais dans tous les cas, la politique de régionalisation se trouve désormais confortée d’un contenu concret. Car, au-delà, il est à noter que l’investissement consenti par le budget général de l’Etat n’est pas soumis, dans sa globalité, à la répartition régionale. C’est le cas des dépenses de souveraineté, de la Défense nationale, des charges communes et des frais d’études à caractère général. De même que certains projets structurants comme les barrages, ports, aéroports et autoroutes ont pour la plupart un impact qui dépasse le cadre étroit de la région. Au contraire, ils profitent à l’économie nationale dans ses principales composantes de production, des échanges et de création de valeur ajoutée.
Ceci étant, la répartition régionale des investissements publics renseigne sur les projets en cours de réalisation ou de lancement à travers les 16 régions. Des exemples de quelques grandes régions-phares comme Rabat, Casablanca, Marrakech et l’Oriental sont aussi plus qu’édifiants.

· Rabat-Salé-Zemmour-Zaër: La mieux lotie

Cette région se taille la part du lion. Elle se voit attribuer près de 33,9 milliards de DH, soit plus de 25% de l’enveloppe globale. Importance des projets programmés ou proximité des centres de décisions ? Face à l’absence d’affectations précise on ne peut préjuger des arbitrages qui ont prévalu. Mais tout porte à croire que certains projets en cours devraient peser lourdement sur le budget. Il s’agit de l’aménagement des rives du Bouregreg, notamment la poursuite des travaux de construction du pont Moulay Hassan, de la voie du tramway, du tunnel Loudaya et Bab al bahr. Autres projets coûteux, la construction de 216 km de routes, le triplement de voie de l’autoroute Casa-Rabat, la réalisation d’un périphérique et l’extension du terminal I de l’aéroport Rabat-Salé. Mais la région fait aussi une place de choix aux secteurs socio-économiques. L’enseignement et la formation y figurent en tête avec la construction de 23 écoles, 40 collèges et 30 lycées. Ceci en plus de la construction d’un centre de formation professionnelle dédié à l’artisanat ainsi que l’extension et l’équipement de quelques établissements universitaires de Rabat. La culture, la justice et l’eau ne sont pas en reste. Dans le pipe aussi, la réalisation d’un nouveau théâtre, un complexe culturel, deux musées d’arts et un conservatoire dédié à la musique et la danse. Pour ce qui est de la justice, il est programmé la construction d’un tribunal de la famille à Rabat, d’une cour de 1re instance et d’une prison agricole à Ain Jaouhara. S’agissant de l’eau, la région va connaître le début des travaux de réalisation du barrage de régularisation du débit de oued Beht dans la province de Khémisset.

· Grand Casablanca: Plus de 17,7 milliards de DH

La région occupe le second rang en ce qui concerne l’importance de l’enveloppe. Plus de 17,7 milliards de DH lui ont été réservées. Deux grands secteurs, l’industrie et le transport devraient se partager une grosse part du budget car ils font partie intégrante du plan Emergence.
Y figurent la réalisation du projet «Nouceur aerospace city», les plateformes de l’électronique et la mise à niveau des zones industrielles de Sidi Bernoussi et de Oulad Salah. L’autre volet concerne le raccordement de la plateforme logistique de Zenata au port de Casablanca. Un tronçon routier d’un coût de 560 millions de DH. La région doit aussi participer au projet de triplement de l’autoroute Casa-Rabat. D’autres grands projets sont également retenus dans le domaine du transport et logistique. Il s’agit du lancement des travaux de la voie ferrée à grande vitesse qui doit relier Tanger à Casablanca via Kénitra et l’aménagement des artères devant recevoir les lignes du tramway. Des aménagements à l’intérieur et de l’interface du port de la capitale économique se rangent aussi dans ce domaine.
Mais les autres secteurs ne sont pas en reste. Pour l’enseignement, il est prévu la construction de 11 écoles, 20 collèges et 34 lycées. Sans oublier l’extension des facultés de l’Université Hassan II situées à Casablanca et Mohammédia. En ce qui concerne la formation professionnelle, 3 centres dédiés aux industries automobile, aéronautique et de l’habillement seront construits. Pour la justice, Casablanca aura une nouvelle cour d’appel. La poursuite des études relatives à la réalisation du grand complexe sportif d’une capacité de 80.000 places est aussi à l’ordre du jour.

· Tanger-Tetouan: Une nouvelle cité pour 24 milliards de DH

La région bénéficie d’une affectation de près de 13 milliards de DH. Deux grands projets d’envergure y sont programmés. Le lancement de la construction d’une nouvelle ville près de Tanger sur 1.200 ha d’un coût de 24 milliards de DH et des études de faisabilité pour la réalisation d’un Centre hospitalier universitaire et deux hôpitaux, l’un à Tanger, l’autre à Tétouan. Dans les domaines de l’enseignement et de la formation professionnelle, il est prévu la construction de 15 écoles, 63 collèges et 29 lycées. Côté formation, un centre dédié à l’industrie automobile et deux autres à l’artisanat et à la pêche maritime sont au programme.
Dans le domaine de l’industrie, les travaux de deux projets d’envergure doivent démarrer. Il s’agit de Tétouan-Shore et de Tanger automotive city. L’eau, l’agriculture et le sport retiennent aussi une attention toute particulière.

· Marrakech-Tensift-El Haouz: Priorité à la formation

L’enseignement, l’eau et l’infrastructure routière occupent une place d’importance parmi les projets retenus pour la région. Dotée d’une enveloppe globale de plus de 9,6 milliards de DH, la région devrait démarrer dès 2010 la construction de 19 écoles, 85 collèges et 30 lycées. Dans le même chapitre de formation il est prévu la poursuite des travaux de construction du centre de formation d’Essaouira (pêche maritime) et d’extension des facultés de l’Université Cadi Ayyad. La mise en œuvre du Plan agricole régional est également au menu. Avec notamment les travaux du barrage Takerkoust, au niveau de la province de Chichaoua et celui de Zirar dans la province d’Essaouira. L’objectif est de protéger les zones concernées contre l’inondation, d’alimenter les populations en potable et d’irriguer quelque 1.500 ha de terres agricoles. Précisément dans le domaine agricole, il est question de lancer les travaux d’un plan de reconversion du système d’irrigation dans le bassin d’Oum Errabiî qui connaît un grave déficit hydrique. Ce projet concerne 27.000 ha et profitera à 8.000 agriculteurs. S’agissant du transport, il est programmé la poursuite des travaux d’autoroute Marrakech-Agadir et le doublement de la route reliant Essaouira à l’autoroute. Sur le même registre, il est prévu d’achever l’élargissement et le revêtement de 528 km de routes.

· Oriental: Un port énergétique

Transport, infrastructure routière et énergie occupent une place de choix parmi les projets programmés par la région. Aménagement et revêtement de 312 km de routes, construction et réhabilitation de 12 ponts et lancement d’un port dédié à l’énergie, tels sont les projets inscrits dans le domaine du transport et logistique. Ce projet de port fait partie du complexe intégré portuaire, industriel et commercial baptisé « Nador Ouest Med». Son coût est de 4 milliards de DH dont 300 millions seront mobilisés dès 2010. L’achèvement de la station solaire d’Aïn Béni Mathar est aussi à l’ordre du jour. Sur le même registre du transport, il est prévu la réalisation du tronçon d’autoroute reliant Oujda à Fès ainsi qu’une nouvelle aire de réception des voyageurs à l’aéroport de la capitale de l’Oriental. Mais l’enseignement est aussi présent avec force. La région devrait démarrer la construction de 27 écoles, 38 collèges et 32 lycées. De même qu’il est programmé la construction de 2 centres de formation professionnelle dédiés à l’agriculture et l’artisanat. Ceci sans oublier l’extension et l’équipement des établissements universitaires de la région. Pour accompagner les projets industriels, une zone dédiée aux activités de services (Oujda Shore) est programmée ainsi qu’un complexe agro-industriel. En tout, l’enveloppe réservée à la région de l’Oriental s’élève à plus de 8,1 milliards de DH. Elle doit satisfaire, outre les projets déjà cités, d’autres besoins résultant des secteurs socioéconomiques mais aussi les projets inscrits dans le Plan agricole régional. L’Oriental s’érige en effet en tant que région agricole par excellence, notamment en ce qui concerne l’arboriculture fruitière, l’élevage et les produits de terroir.

Aziz GHOUIBIhttp://www.leconomiste.com/
 
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