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HISTORIQUE DE LA PRESENCE DES JUIFS AU MAGHREB

27 Octobre 2012 , Rédigé par saladin Publié dans #JUIFS

http://dafina.net/gazette/article/historique-de-la-presence-des-juifs-au-maghreb

 

HISTORIQUE DE LA PRESENCE DES JUIFS AU MAGHREB

 

 

La présence d'établissements juifs en Afrique du Nord est attestée dès le IIIe siècle avant l'ère commune. Ils sont enrichis par diverses vagues d'émigration, notamment à la suite de la destruction de Jérusalem par Titus en 70 et lors des diverses persécutions dans la péninsule ibérique.

Le judaïsme nord-africain joue à plusieurs reprises un rôle significatif dans l'histoire juive. Son origine est cependant mal connue et fait débat parmi les historiens, certains estimant que la majeure partie sinon la totalité du contingent est issue des conversions tandis que d'autres suggèrent une origine majoritairement judéenne.

X°siècle : Présence juive légendaire (avec les premiers établissements phéniciens en Algérie)
814 : Fondation de Carthage
581 : Destruction du premier Temple. Vestiges confirmés d’une présence juive en Afrique du Nord
300 : Ptolémée Soter, successeur d’Alexandre, installe des soldats juifs en Cyrénaïque
264-146 : Guerres Puniques. Nombreuses communautés juives en Libye et Afrique du Nord.
45 : Jules César accorde des franchises aux Juifs de l’empire romain
70 : Destruction du Second Temple par Titus. Réfugiés juifs à Constantine, Sétif, Aumale, Bône, Cherchell,...Titus établit 30000 colons juifs à Carthage.
87 : Première révolte juive en Cyrénaïque
115-118 : Révolte juive en Cyrénaïque
132-135 : Echec du soulèvement de Bar-Kokhba en Palestine. Des réfugiés s’établissent en Afrique du Nord. Prosélytisme juif parmi les Berbères
212 : Edit de Caracalla reconnaissant le droit de cité aux Juifs
200-500 : Le christianisme s’implante en Afrique du Nord, province de l’Empire Romain. Polémiques judéo-chrétiennes.
313 : Edit de Milan : Constantin impose le christianisme comme religion d’Etat
430 : Conquête de l’Afrique du Nord par les Vandales. Combat dans les Aurès avec les tribus berbères judaïsées.
535 : Conquête de l’Afrique du Nord par les Byzantins de Bélisaire (494-565) : les juifs combattent aux côtés des Vandales
642 : Début de la conquête de l’Afrique du Nord par les Arabes. Résistance des Berbères et des Juifs.
669 : Fondation de Kairouan. Création de la plus importante communauté juive en Afrique du Nord
698-703 : Opposition berbère à l’invasion arabe. La Kahéna, reine d’une tribu berbère judaïsée, résiste plusieurs années (688-693.) Les vieilles communautés berbères sont détruites. Des juifs orientaux suivent les armées arabes et fondent de nouvelles communautés.
694 : Conquête de l’Espagne par Tarik : des Juifs participent à l’expédition militaire
717 : Pacte d’Omar fixant le statut des Dhimmi (les protégés)
944 : Fondation d’Alger. Les juifs jouent un rôle économique et politique important.
1057 : Les tribus de bédouins hilaliens prennent Kairouan et pillent le pays, repoussant les tribus berbères dans le Sud.
1150 : Les Almohades (dynastie Muminide) conquièrent le Maroc, l’Algérie et chassent les Normands de Tunisie. Persécutions contre les Juifs : conversions forcées et massacres (Tlemcen, ...)
XIII° siècle : Création de trois pays séparés : le Maroc (dynastie Mérinide), l’Algérie( dynastie Ziyanide à Tlemcen) et la Tunisie.
1391 : Massacre des juifs de Castille et d’Aragon. Immigration vers les Baléares, le Maroc et l’Algérie. Les juifs s’installent à Oran, Mostaganem, Alger (et dans la plaine de la Mitidja : Miliana, Médéa,..), Bougie et Constantine.
1394 : Simon ben Semah Duran dit Rachbatz (1361-1442) rédige les taqqanot d’Alger, qui établissent des règles religieuses et civiles appliquées par toutes les communautés juives d’Algérie : " la coutume d‘Alger "
1492 : Expulsion des juifs d’Espagne
1496 : Conversions forcées ou expulsions des Juifs du Portugal
1509-1518 : Les Espagnols occupent Oran, Bougie, Tlemcen. Ruine des communautés juives
1529 : Barberousse (Kheir-al-Din) chasse les Espagnols d’Alger au nom du sultan turc Soliman. La Tunisie et l’Algérie ont intégré l’empire ottoman
1593 : Livourne devient un port franc. Le duc de Toscane y accueille les Juifs Sépharades
1659 : Le pacha d’Alger s’appelle désormais le Dey. Il est entouré des beys de Constantine, de Mascara (puis Oran) et de Médéa. La communauté juive est dirigée par un Mokkedem (Muqaddam) nommé.
1669 : Les Espagnols expulsent les juifs d’Oran
1792 : Mohammed El Kebir chasse les Espagnols d’Oran. Retour de la communauté juive.
1798-1803 : Les commerçants juifs Bacri et Busnach obtiennent le monopole du commerce des céréales dans la Régence. Ils financent le Directoire et le Consulat
1804 : Famine à Alger. Saccage des biens juifs
1830 : Conquête de l’Algérie par la France. Des juifs participent à la prise d’Oran (1833) et de Constantine (1837). Jacob Bacri est nommé chef de la Nation Hébraïque en Algérie.
1845 : Création des Consistoires d’Alger, Oran et Constantine
1865 : Sénatus-Consulte autorisant les Juifs d’Algérie à demander individuellement la citoyenneté française
1870 (24 octobre) : Décret Crémieux accordant la nationalité française aux " Israélites indigènes des départements d’Algérie "
1871 : Insurrection kabyle
1881 : Protectorat français sur la Tunisie
1886 : Drumont publie "La France Juive". Crise anti-juive en Algérie
1897 : Manifestations antisémites à Oran, Alger,..
1898 : Edouard Drumont devient député d’Alger ; Max Régis, maire d’Alger
1912 : Protectorat français sur le Maroc
1934 : Emeutes anti-juives en Algérie. Massacre des Juifs à Constantine
1937 : Projet de statut Blum-Violette en faveur des musulmans d’Algérie
1940-1943 : Lois de Vichy abrogeant le Décret Crémieux et fixant le statut des Juifs
1941 : Les enfants juifs sont chassés des écoles publiques
1942 (8 novembre) : Débarquement allié à Alger
1943 (20 octobre) : Rétablissement du Décret Crémieux
1945 : Révolte en Kabylie
1948 (14 mai) : Création de l’Etat d’Israël
1954 (1° novembre) : Début de l’insurrection algérienne
1955 : Indépendance du Maroc - Retour de Mohammed V
1956 : Indépendance de la Tunisie
1958 : Putsch d’Alger ; Retour du Général de Gaulle
1962 ( 3 juillet) : Indépendance de l’Algérie - Départ de la quasi-totalité des Juifs d’Algérie
1962 : Départ des juifs de Tunisie.
1967 : Guerre des six jours et départ de la quasi-totalité des juifs de Tunisie.

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DRAMONY 01/11/2012 14:44


Sur les traces de Kaddour Benghabrit, un journaliste mène l'enquête sur les Arabes qui ont sauvé des Juifs



ARTICLE | LUN, 29/10/2012 - 23:17





 




 


Sur les traces de Kaddour Benghabrit, un journaliste mène l'enquête sur les Arabes qui ont sauvé des Juifs


Le livre de Mohammed Aïssaoui, journaliste au Figaro littéraire, tombe en plein marasme nauséabond autour des relations entre juifs et musulmans. Et il tombe bien, pour redonner, enfin, de
l'humanité à cette histoire. Quête personnelle et investigation journalistique, Aïssaoui est parti d'une intuition, ou d'un espoir : des Arabes, des musulmans ont certainement sauvé des
juifs en France pendant la Seconde Guerre mondiale. Il s'est lancé à la recherche de ces «Justes» et il a réussi à exhumer ces moments où, «au moins une fois, des Arabes et des juifs ont
marché main dans la main… des Arabes et des musulmans ont protégé des juifs». 


Le journaliste a cherché à comprendre, avant tout, ce qui s'était vraiment passé derrière les murs de la Grande Mosquée de Paris sous l'Occupation. Il pouvait partir d'un documentaire, la
Mosquée de Paris : une résistance oubliée, réalisé il y a vingt ans par Derri Berkami. Au centre de l'histoire, Si Kaddour Benghabrit, le flamboyant directeur de la mosquée, héros d'un
film, les Hommes libres, d'Ismaël Ferroukhi, où il est incarné par Michael Lonsdale. 


Ministre plénipotentiaire honoraire, directeur de l'Institut musulman et de la Mosquée de Paris, Si Kaddour Benghabrit, personnage ambigu, aime la fête, la musique, le théâtre, les femmes,
et peut aussi frayer avec les officiels allemands. Mais sa mosquée sert de planque. Albert Assouline, un résistant qui s'y est caché, affirme qu'entre 1940 et 1944, 1 732 personnes (chiffre
correspondant aux tickets de rationnement) y ont trouvé refuge, des juifs en majorité, mais aussi des résistants français ou étrangers. 


Aïssaoui a retrouvé une note interne de Vichy envoyée à son ministre de la Défense nationale dès 1940 qui s'inquiète en effet : «Les autorités d'occupation soupçonnent le personnel de la
Mosquée de Paris de délivrer frauduleusement à des individus de race juive des certificats attestant que les intéressés sont de confession musulmane. Il semble, en effet, que nombre
d'Israélites recourent à des manœuvres de toute espèce pour dissimuler leur identité [Archives du quai d'Orsay].» 


Au cours de ses inlassables recherches, Mohammed Aïssaoui fait des rencontres inattendues, comme celle de Philippe Bouvard, qui lui confie que sa mère, juive, était très proche de Kaddour.
«Je ne me souviens pas que nous nous soyons cachés à la mosquée, mais j'y allais souvent.» Et l'animateur des Grosses Têtes, enfant en 1942, se rappelle que son père, Jules Luzzato, avait
été arrêté et interné à la prison de la Santé.«Ma mère est allée solliciter Si Kaddour. Quinze jours après, mon père a été libéré.» 


Logiquement, le journaliste part à Jérusalem voir le mur des Justes, où sont inscrits les noms de ceux qui ont risqué leur vie pour sauver des juifs. «A ma grande surprise, aucun Arabe
n'avait été reconnu tel parmi les 23 000 personnes recensées par Yad Vashem au 1er janvier 2011 et figurant sur le mur des Justes. Pas un seul Arabe. Et seulement une soixantaine de
musulmans, des Albanais pour la plupart», regrette Aïssaoui. A la fin du livre, il avance les noms de ceux qui mériteraient certainement d'être gravés sur le mur des Justes : Mohammed V,
grand-père de l'actuel roi du Maroc, Si Kaddour Benghabrit, Moncef Bey, Ahmed Somia et d'autres, à qui il rend hommage. 


Annette Lévy-Willard




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dramony 01/11/2012 14:41


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La réalité de la coexistence entre Musulmans et Juifs au Maghreb s'exprime en toute authenticité (André Azoulay)



ARTICLE | MER, 31/10/2012 - 06:36





 




 


La réalité de la coexistence entre Musulmans et Juifs au Maghreb s'exprime en toute authenticité (André Azoulay)


La réalité de la coexistence entre Musulmans et Juifs dans la région du Maghreb s'exprime aujourd'hui en toute authenticité, a affirmé André Azoulay, Conseiller du Roi Mohammed VI et
président de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures. 


Dans un entretien au site internet Deutsche Welle, diffusé mardi, M. Azoulay a appelé à la non-exploitation politique de la référence religieuse, aussi bien par les juifs que par les
musulmans. 


Jetant un regard sur la présence et la contribution de la culture juive à la création artistique et culturelle au Maroc, M. Azoulay a souligné qu'elle aspire à plus de créativité, citant, à
cet effet, le festival des Andalousies atlantiques, qui connaît la participation d'artistes, musiciens et poètes, musulmans et juifs, qui fêtent ensemble leur coexistence, en arabe et
hébreu. 


Considérant que le Maroc a su préserver cette flamme lumineuse qui remonte aux fins fonds de la mémoire collective des Musulmans et Juifs au Maroc, il a souligné que ce rayonnement de la
création artistique judéo-islamique se poursuit aujourd'hui. Des millions d'auditeurs et de spectateurs de différents pays, notamment ceux qui accueillent des communautés juives marocaines,
sont réceptifs à cette création et Âœuvrent au prolongement de ces traditions ancestrales magnifiques, a-t-il poursuivi. 


Mettant l'accent sur l'existence de diverses expressions culturelles juives au Maroc, fruit de contributions remarquables d'artistes, peintres, écrivains et philosophes, M. Azoulay a cité
Edmon Amran El Maleh, cet homme de lettres à la grande présence symbolique sur la scène littéraire, outre son rôle politique en tant que militant nationaliste engagé. 


Et d'ajouter que les œuvres littéraires dans l'espace contemporain portent les traces de la fusion des créations des juifs et des Musulmans, comme les travaux des regrettés Haïm Zafrani,
éminent historien du judaïsme maghrébin et Aami Boughanem, qui a légué des œuvres littéraires remarquables sur la vie sociale des juifs au Maroc. 


M. Azoulay a considéré que les expressions de la culture juive prennent diverses formes en littérature, musique, art culinaire, cinéma et en théâtre satirique, aussi bien sur les plans
national qu'international, citant à titre d'exemple les œuvres de l'humoriste Gad el Maleh et des cinématographes marocains musulmans, qui ont consacré ces dernières années pas moins de 10
films aux moments phares de l'histoire du judaïsme marocain, mais aussi à sa situation actuelle sur les plans politique, social ou culturel. 


La contribution des Marocains juifs à la vie culturelle et sociale peut être remarquée partout où ils vivent, au Maroc ou à l'étranger, a-t-il ajouté, notant que les musiciens, les poètes
et les écrivains restent attachés à l'identité marocaine et sont fortement présents dans la vie quotidienne, à travers la langue, l'art culinaire, la musique ou les pratiques
religieuses. 


Il a estimé que ces expressions doivent être remarquées à travers la large présence des Marocains juifs dans le monde entier et non seulement au Maroc, où 3.000 à 4.000 juifs vivent encore
contre plus d'un million dans le monde, où ils se présentent comme porteurs d'une histoire et d'une identité marocaines, constituant l'une des rares communautés au monde qui n'ont pas coupé
les liens avec leur mémoire. 


Concernant la préservation du patrimoine juif au Maroc, M. Azoulay a salué la contribution du gouvernement allemand à la restauration de la synagogue de Fès (synagogue des Fassis),
exprimant le souhait d'établir un partenariat avec les responsables allemands pour la restauration des grandes synagogues d'Essaouira et la création d'un centre culturel juif et d'un musée
sur l'histoire des juifs du Maroc. 


Pour lui, tout juif marocain se définit par rapport à une identité et à une histoire magnifique et profondément enracinée. "En tant que Marocain juif, je m'estime chanceux de me présenter
comme un homme riche de son judaïsme et ses cultures amazighe et arabe et d'une histoire s'étalant sur des siècles de métissage entre cultures islamique et juive. C'est ce qui me permet
d'avancer selon une logique et une réalité humaine, sociale et spirituelle", a-t-il dit. 


Faisant remarquer que l'entourage du Maroc, notamment l'Europe occidentale, traverse une étape marquée par les conflits et la peur entre les religions, les civilisations et les cultures, il
a noté que le Royaume, fort de ses caractéristiques civilisationnelles spécifiques, est appelé à assumer la responsabilité de la préservation de la complémentarité et de la
compréhension. 


Pour ce qui est de la participation des juifs marocains à la vie politique, il a indiqué que tout citoyen, quelles que soient ses convictions religieuses au Maroc, est libre de se porter
candidat ou de participer aux élections, sans exploitation de la religion ou de l'histoire comme des slogans partisans, notant que le judaïsme au Maroc est porteur d'une histoire beaucoup
plus grande pour qu'il soit exploité à des fins politiques.




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