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Le blog de:  azizsalaheddine@hotmail.com

Le 11 mars 1769, Les derniers soldats portugais abandonnent Mazagan

6 Janvier 2009 , Rédigé par saladin Publié dans #Histoire et socièté

par M.Amengual

Ils étaient, ce jour-là, un peu plus de 2000, embarqués presque à la sauvette sur des bateaux qui les attendaient au large, à jeter un dernier regard sur cette citadelle de Mazagão qu’ils avaient tant aimée, pour laquelle ils avaient combattu, risqué leur vie, pour l’honneur de la Couronne portugaise et de leur Roi. Et pour le Christ ! Quelques prières, beaucoup de larmes, un gros chagrin, sous le claquement au vent de l’étendard royal qui flottait à la proue de leurs navires. Et soudain, une détonation immense leur parvint, qui couvrit leurs chants et leurs pleurs: Au loin, dans un sursaut de poudre et de poussière, des pans de murailles de la Cité s’écroulaient, sous les charges explosives que quelques artificiers portugais avaient placées avant leur fuite pour retarder l’avance des assaillants marocains.

Ce jour-là, 11 mars 1769, un autre destin attendait ces populations: Une ville tout entière s’avançait en flottant vers d’autres rives. D’abord celles du Portugal, leur mère patrie, puis six mois plus tard, celles du Brésil, où beaucoup d’entre eux partiront fonder une nouvelle Mazagão.

Un autre destin attendait aussi Mazagan, qui recouvrait sa liberté, après 260 années de colonisation portugaise... et qui allait devenir, quelques décennies plus tard, El Jadida.

Cette épopée avait commencé en 1509 quand, après la découverte, sept ans auparavant par un navire portugais au fond de la baie des Doukkala , d’une tour de garde en ruine, nommée El Brija ( qui fut transformée en 1879 en minaret, pratiquement le seul minaret pentagonal du monde musulman), le Roi du Portugal fit construire un fortin, le Castelo Réal,dont le Brija devint l’une des quatre tours, et qu’il plaça sous la garde de quelques vingt-cinq cavaliers et d’une centaine de fantassins. Mais une telle défense s’avéra vite insuffisante. Il fallut donc construire plus grand, plus sûr. Commença alors, en 1541, la construction d’une forteresse qui allait devenir Mazagão, le poste avancé de la Chrétienté en terre d’Islam... Un exemple pour le monde chrétien d’alors ! C’est l’époque de la « Reconquista », la Reconquête que les couronnes ibériques avaient entreprise contre les royaumes maures, après qu’elles eurent chassé les musulmans d’Espagne.

Mais le petit Portugal avait bien l’intention aussi d’élargir ses horizons vers les îles et le littoral de l’Atlantique Sud. Il cherchait à contourner l’Afrique pour développer les échanges commerciaux avec le continent indien….Les épices, la soie, l’ivoire. Il voulait émailler la côte atlantique du Maroc d’enclaves qui lui permettraient de contrôler et de ravitailler ses navires ; des enclaves qui, pour mieux s’entraider, étaient implantées par groupe de deux, situées l’une de l’autre à moins d’ un jour de voyage par terre ou par mer : Ainsi, Ceuta et Alcacer Seguer (Sebta et Ksar es Sghir), Tanger et Arzila (Azilal) , Azamor et Mazagão (Azemmour et Mazagan/El Jadida), Safi et Mogador (Essaouira ) et Santa Cruz de Aguer et Massat ( Agadir et Massat)... Mazagan est située au cœur de ce réseau, à mi-chemin des deux pointes extrêmes du Maroc lusophone, entre Tanger et Agadir. Une place unique !

Mazagan offrait de plus l’immense avantage d’être située dans la baie considérée comme la plus sûre de toute la côte atlantique du Maghreb, et dans la région des Doukkala réputée depuis la plus haute antiquité , pour sa richesse agricole. Son blé était déjà prisé par les Romains lors de leur occupation de l’Afrique du Nord. Ainsi prit corps la Cité portugaise dans ce que les Portugais appelaient eux-mêmes « la terre des Maures de paix ». Une forteresse qui devait résister aux assauts les plus féroces, aux combattants adverses les mieux armés. Et Lisbonne recruta pour peupler sa garnison ( cavalerie, infanterie, artillerie) des hommes de qualité, des hommes de main aussi : Les fronteiros, jeunes et riches gentilshommes, venus avec leur famille, leur suite et leur chevaux et qui n’y restaient généralement pas plus de quatre années, et les moradores, résidents permanents, d’origine plus modeste, qui voyaient là l’occasion d’une promotion sociale.

Quand ils n’étaient pas soldats au combat, ces moradores devenaient maçons,charpentiers, boulangers, bouchers, tailleurs, maréchaux-ferrants, serruriers ou cordonniers. Certains d’entre eux venaient même de Madère ou des Açores , fuyant l’étroitesse de leurs îles; d’autres, des prisonniers de droit commun, les bannis, les dégradados étaient envoyés ici purger leur peine, dans l’anonymat d’une prison à l’air libre , aux côtés de quelques esclaves et de maures convertis. Et quelques boulangères pour soutenir le moral des troupes. Tous encadrés par un Gouverneur exigeant, un commandement militaire sévère et une administration civile et religieuse rigoureuse. Dans cette si petite enclave d’une dizaine d’hectares, ( un quadrilatère dont les côtés les plus longs mesurent entre 384 et 342 mètres et les côtés les plus courts 296 et 240 mètres) il n’y avait pas moins de 700 maisons, à étage pour la plupart ( mais ne dépassant pas un étage, afin d’être protégées par les remparts ) quatre églises et huit chapelles, servies par une quinzaine de prêtres. Seule aujourd’hui subsiste, relativement préservée, l’Eglise de l’Assomption, à l’entrée de la Cité…Il convient d’ajouter les religieuses, occupées surtout comme infirmières, dans l’hôpital où exerçaient un chirurgien, quelques médecins et un pharmacien.

Près de 2.600 personnes vivaient ainsi, dans ce microcosme particulier où les journées s’écoulaient au son des canons ou des cloches d’église. Ces cloches qui rythmaient leur vie et leur foi, qui retentissaient à toute volée pour appeler les soldats au combat, lorsque un guetteur, du haut du Rebate, donnait l’alarme quand il avait aperçu à l’extérieur des murailles un mouvement suspect. Des cloches qui scandaient leurs prières pour les inviter matin et soir au recueillement. Ou à la tombée de la nuit, lors de la fermeture du pont-levis et de la porte de la ville. Mais qui sonnaient aussi, en toutes occasions : pour le rachat d’un prisonnier, d’une image pieuse ou d’une statue, pour la naissance ou le mariage d’une princesse, ou pour l’anniversaire du Roi. Cela donnait lieu à de grandes processions accompagnées de réjouissances et de jeux divers, dans la rua da Carreira, la rue principale qui, de l’entrée actuelle de la Cité, mène à la Porte de la Mer.

Mais il fallait aussi nourrir cette population. Lisbonne y pourvoyait, en envoyant du blé, du riz et d’autres victuailles…Mais souvent des cargaisons de vivres arrivaient en mauvais état, pourries ou rongées par les rats. Aussi les Mazaganais s’étaient-ils approprié quelques lopins de terre, à l’extérieur de la Citadelle qu’ils gardaient jour et nuit et où ils cultivaient des légumes, des melons, de la vigne , des fèves et des pois chiche; ils s’aventuraient un peu plus loin pour chercher du bois, des dattes ou du miel, pour aller chasser des taureaux sauvages, des lions, des gazelles,des sangliers, des lièvres, des perdrix ou des pigeons…Jusqu’à Azemmour pour aller acheter, auprès des Maures, quelques chevaux et autre bétail Ou jusqu’à Tit ( Moulay Abdallah) pour chercher des œufs d’autruche….Un paysage fort différent de celui d’aujourd’hui ! Certes, l’eau des puits qu’ils avaient forés dans leurs jardins potagers était souvent souillée par des bêtes mortes ou des déchets que les tribus maures voisines y jetaient. Mais ils y avaient remédié en creusant, à l’intérieur du vieux château fort qui servait de salle d’armes, une citerne où était recueillie l’eau de pluie.


Quant à la mer, elle leur procurait à profusion le long des remparts ou dans ces « pesqueiras », petits bassins littoraux dont l’usage est conservé encore aujourd’hui (les bechkiras, que l’on voit sur la côte entre El Jadida et Sidi Bouzid ) quantité de poissons, (pagres, congres, merlus, …) des moules, oursins, langoustes et autres crustacés . « Cette quantité est telle que, si l’on avait des filets et des pêcheurs, on en chargerait des navires », raconte le gouverneur Jorge de Mascarenhas. Les temps ont bien changé aujourd’hui sur le littoral d’El Jadida où les poissons sont de plus en plus rares !

Quand ils ne les combattaient pas, les Mazaganais commerçaient avec les Maures des environs et par temps de famine, ils s’épaulaient mutuellement. Ils avaient ainsi appris à se connaître. Les Mazaganais reconnaissaient d’ailleurs la valeur guerrière de leurs adversaires : « Les ennemis sont bons cavaliers, et en outre, ils combattent sous les yeux de leurs femmes et de leurs enfants, dont les cris et les larmes, quand nous les enlevons, les rendent plus braves encore. » commente le Gouverneur de Mazagan D.Jorge de Mascarenhas vers 1614. Les chroniqueurs d’époque soulignent également que les combattants portugais et maures conversaient entre eux dans un dialecte populaire utilisé dans l’Andalousie islamisée et sans doute ramené par les réfugiés musulmans ibériques.

Les paragraphes ci-dessus permettent de mieux situer le décor de cette présence portugaise en terre marocaine, mais nous n’avons pas l’intention de relater ici les différentes phases de ces 260 années de colonisation. Nous ne nous arrêterons que sur cette journée du 11 mars 1769 et la courte période qui précéda la débâcle portugaise. Une date qui marque pourtant un tournant important dans l’unification du Maroc. De conquête militaire triomphale qu’elle se voulait être deux siècles et demi auparavant, cette aventure portugaise se transforma en piteux fiasco diplomatique.

Mais Lisbonne voulut se donner bonne conscience : Plutôt que d’avouer qu’elle « lâchait » cette citadelle et ses ressortissants mazaganais, elle décréta qu’elle avait prévu pour eux un nouvel eldorado, plus somptueux : l’Amazonie…Le Brésil. C’est vrai que la Couronne portugaise avait changé de stratégie internationale. Entretenir cette parcelle de terre marocaine coincée entre quatre murailles lui coûtait cher. Et Lisbonne n’avait plus les moyens d’entretenir ce « confetti d’empire ». Elle s’était déjà résolue à abandonner toutes les autres enclaves du territoire marocain. Elle ne pouvait continuer à payer au prix fort une présence sur une terre de plus en plus hostile à sa présence, qui, finalement, lui rapportait si peu et devenait inutile. Le Portugal était en crise et ses caisses vides. La reconstruction de Lisbonne après le tremblement de terre de 1755 ( qui eut des répercussions jusqu’à Mazagan où se produisit un immense raz-de-marée) entraînait des dépenses considérables. L’invasion, en 1762 par les troupes franco-espagnoles, du Portugal qui avait refusé de signer le Pacte de Famille a saigné le pays. Qui gronde. Qui grève. Qui se révolte quelques fois.

Mais comment expliquer à la population mazaganaise à qui l’on avait fait croire pendant des générations qu’elle était là pour défendre les valeurs chrétiennes, que cette place forte n’était plus un enjeu stratégique ? Que le Brésil devenait la nouvelle priorité pour Lisbonne, un Brésil chargé d’or et de pierres précieuses, un territoire immense qui donnerait au petit Portugal l’allure d’une grande nation ? D’autant que la pression des Maures est de plus en plus forte… Que les armes portugaises ne sont plus en état de marche, qu’il n’y a plus de munitions. Que le moral des troupes s’estompe. Que la discipline militaire n’est plus ce qu’elle était . Que la famine s’installe dans la cité : On en vient même à manger la viande des chevaux de cavalerie! Les épidémies font des ravages, et l’on est obligé de fermer d’urgence une soixantaine de maisons pour éviter la propagation des infections ! Il n’y a même plus d’huile pour leurs lampes le soir, et les nuits sont lugubres, avec un ennemi permanent au-delà des murailles, qui les nargue, de loin, avec des feux allumés qui illuminent l’horizon !

La Cité est en effet pratiquement encerclée par les troupes du Sultan alaouite Sidi Mohamed Ben Abdallah et depuis les remparts, les Portugais assistent, impuissants, à cette militarisation. Le sultan a appelé en effet, depuis Marrakech, tous les chérifs à converger vers la citadelle pour bouter hors de la terre musulmane les Infidèles portugais. Avec l’ambition d’unifier l’Empire chérifien et de réunir autour de cette même cause tribus arabes et berbères. 120.000 soldats sont ainsi rassemblés, venus d’Azemour, de Marrakech…et des villages voisins, qui cernent la forteresse. Des ruines d’une cité ( la Cité des Moudjahidines, qui fut , sans doute le Quartier Général du Sultan . A voir, jointe à cet article, une vue d’ensemble, jamais publiée jusqu’ici, de cette cité, avant la construction de l’autoroute ! ), attestent encore de ces combats. Comme les maigres vestiges de ces campements militaires dans la région de Sebt Douib.( cf galerie de photos, ci-dessous). La peur s’installe à l’intérieur de la Citadelle qui sait qu’elle n’a pas les moyens de résister, malgré la volonté farouche de ses soldats de défendre leur forteresse.

Le 30 Janvier 1769, à 11h du matin, le sultan envoie son émissaire devant la Porte du Gouverneur avec un ultimatum : Les clés de la ville ou le fil de l’épée pour les habitants de la Cité. Le 3 février, arrivent de Lisbonne trois navires de guerre, quatre navires de transport et sept autres bateaux : A bord, de la poudre, quelques artificiers, et un envoyé spécial avec une lettre royale confidentielle destinée au Gouverneur de la place et des instructions précises : Il faut quitter les lieux. Alors, d’ultimes tractations sont engagées entre le Gouverneur de la Place et l’Empereur marocain. Sa Majesté Impériale écrit au Gouverneur portugais : « Si vous désirez que votre sortie par les chaloupes soit par la grande porte, et non celle de côté qui est vers la mer, vous pourrez le faire librement et en toute sûreté sur Sa parole impériale. Et si vous désirez des pilotes maures pour conduire les chaloupes, Sa Majesté Impériale vous les accordera… » Le 10 mars, la veille du départ de tout le monde, la dernière réponse du gouverneur De Mello à l’Empereur marocain : « Comme la mer est à présent calme, nous nous servirons de la Porte de la mer. En cas de changement de temps, nous passerons à la Cava, ou la Grande Porte… » Il promet aussi de laisser les pièces d’artillerie intactes ainsi que la ville. Mais les soldats ne l’entendent pas ainsi. Un dernier baroud d’honneur : Ils menacent de mort le gouverneur. Il faut pourtant se rendre à la raison et se préparer à partir. Mais pas n’importe comment.

Ce sera en ordre rangé. C’est dans la nuit du 10 mars 1769 que commence, à la sauvette, par la Porte de la Mer, l’évacuation de la population : Sur le navire amiral, le gouverneur, ses conseillers, et quelques gentilshommes ; sur un deuxième navire de guerre, les prêtres, les moines, les religieuses, l’argenterie, les images pieuses, les livres de comptes et les registres paroissiaux ; sur un troisième bateau de guerre, le régiments d’artillerie et les prisonniers remis aux fers. Sur les autres navires, le petit peuple : les soldats de l’infanterie et leur famille, les veuves, les invalides… La société retrouvait ainsi sa hiérarchie, malgré la débâcle. Quant au reste ?... Les canons de fer, les munitions de guerre et la poudre sont jetés à la mer. Dans un geste de désespoir, les hommes saccagent également tout ce qui fut leurs biens. Ils vident les maisons de leurs meubles, arrachent portes et fenêtres, en font un bûcher en pleine rue et y mettent le feu. Les objets de culte qui n’ont pu être embarqués sont détruits : la Croix est brisée, les cloches jetées à terre, l’autel où étaient célébrées les messes est descellé et réduit en morceaux . Les animaux sont éventrés, les jambes de leurs chevaux coupées à la hache… ! Rien ne devait tomber entre les mains de leurs ennemis Le bastion du Gouverneur, qui donne accès à la Citadelle, avait été miné. Il sautera sous les explosifs afin de retarder l’entrée des assaillants, faisant plusieurs milliers de victimes parmi les Maures. Derrière eux, rien que cendres et gravats…et du sang. La politique de la terre brûlée. Le chaos. A 6 h du matin, ce 11 mars 1769, quelques instants à peine avant la marée basse, le dernier canot emporte le dernier soldat… Tout est consumé. C’est la fin du rêve portugais.

« C’était un chaos de triste confusion
« C’était une véritable vallée de larmes
« De soupirs, lamentations et afflictions
« Que l’on voyait sur ces poitrines médaillées.
« Mazagan était pleuré
« Après que ses fils se furent vus perdus
« Portrait vivant de l’abîme éternel
« S’il peut y avoir des portraits de l’Enfer… »

Ces quelques vers, tirés d’une longue mélopée écrite sans doute pendant le voyage du retour traduisent l’immense douleur de ces Mazaganais devenus « orphelins de leurs murs et de leurs morts ».

Une nouvelle odyssée les attend, qui les mènera de l’autre côté de l’Atlantique : Au Brésil. Ils y fondèrent Nova Mazagão, la nouvelle Mazagan.
Le Maroc retrouvait sa souveraineté totale et démontrait que son peuple, uni derrière un chef, pouvait venir à bout de toutes les luttes.
Une autre Histoire commençait. Pour le Brésil. Pour le Portugal. Pour le Maroc.

Reste encore à écrire l’histoire de ces derniers moments vue de l’autre côté des remparts, tels qu’ils ont été vécus par les Marocains eux-mêmes. Les batailles telles qu’elles ont été menées par ces milliers de combattants qui, de tous les coins du Royaume, étaient venus prêter main forte à leur Sultan pour libérer leur pays. Un travail passionnant attend donc de jeunes historiens marocains qui, sur la base de documents historiques, raconteront ces évènements si cruciaux pour l’unité du Royaume… Et peut-être aussi que des cinéastes nationaux s’empareront du sujet pour porter à l’écran cette épopée qui fait l’orgueil des Doukkala.

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Ps : Laurent Vidal raconte cette aventure brésilienne dans un livre richement documenté : « Mazagão, la ville qui traversa l’Atlantique - du Maroc à l’Amazonie (1769-1783) », publié aux Editions Flammarion, Collection historique Aubier - 2005

Voir aussi dans la galerie de photo ci-dessous, l’extraordinaire vue aérienne de la Cité des Moudjahidines, montrée pour la première fois et prise avant la création de l’autoroute. On y voit la grande casbah, la mosquée et les différentes ruelles que coupe aujourd’hui l’actuelle autoroute.

 

 

 

Auteur : Michel Amengual :   www.eljadida.ma   

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